VapItaly 2025 : informations sur l’événement professionnel du secteur du vapotage en Italie

📍 La 9e édition de l’événement

Cette neuvième édition marque un changement de lieu, passant de Vérone à Bologne. L’événement est réservé aux personnes majeures, avec des modalités d’accès spécifiques pour les professionnels du secteur. Les organisateurs indiquent que l’entrée est gratuite, sous réserve d’inscription préalable.


🗓️ Un événement sur trois jours

Le programme prévoit des journées ouvertes aux visiteurs, aux professionnels du secteur et à la presse spécialisée les 10 et 11 mai. La journée du 12 mai sera consacrée aux échanges entre professionnels (B2B).

 


📌 Modalités d’inscription

Les participants peuvent s’inscrire en ligne en sélectionnant leur catégorie (visiteur ou professionnel du secteur). Les billets sont envoyés par e-mail après validation des informations fournies. Les professionnels peuvent demander jusqu’à quatre billets nominatifs, qui seront délivrés après vérification des données professionnelles.


🎯 L’essentiel à retenir

  • Lieu : Hall 18, BolognaFiere Exhibition Centre – Via Ondina Valla, Bologne, Italie

  • Dates : du 10 au 12 mai 2025

  • Public : professionnels, presse & consommateurs majeurs

  • Entrée gratuite sur inscription : vapitaly.com


🟠 En savoir plus

Pour toute question concernant l’inscription ou le processus d’obtention des billets, les intéressés peuvent contacter les organisateurs à l’adresse suivante : info@vapitaly.com.

AgeAI : l’IA qui contrôle l’âge dans les bureaux de tabac

AgeAI : l’IA qui contrôle l’âge dans les bureaux de tabac

Déjà opérationnel dans plus de 40 points de vente, AgeAI effectue à ce jour plus de 10 000 contrôles d’âge quotidiens. Maison de Vapotage prévoit un déploiement rapide dans plusieurs centaines de bureaux de tabac, avec une extension à des milliers de commerces d’ici la fin 2025. L’entreprise est présente depuis 2010 dans plus de 9 000 bureaux de tabac, où elle propose aujourd’hui bien plus que des e-liquides : agencement de boutiques, mobilier, conseil et solutions technologiques.

AgeAI repose sur une estimation faciale anonyme : aucune image n’est stockée ni transmise, ce qui garantit une conformité totale au RGPD et au nouveau cadre réglementaire européen sur l’intelligence artificielle. En complément de l’estimation en temps réel, la solution génère des rapports anonymisés et sécurisés, permettant aux commerçants de démontrer leur conformité et de disposer d’une piste d’audit en cas de contrôle.

Au centre, au dessus de l’écran, le carré avec la caméra.

« Les détaillants, notamment les bureaux de tabac, sont soumis à une pression croissante pour respecter les réglementations sur l’âge légal », explique Vincent Durieux, fondateur de Maison de Vapotage. « Avec des flux de clientèle pouvant atteindre 2 000 personnes par jour, les contrôles manuels sont difficilement applicables. AgeAI permet de sécuriser rapidement les ventes tout en réduisant les tensions liées aux contrôles d’identité. »

Contrairement à d’autres pays européens, la France compte plus de 22 000 bureaux de tabac indépendants, opérant sous un monopole de distribution unique. Pour faciliter l’intégration d’AgeAI, Maison de Vapotage propose une offre complète incluant le logiciel, le matériel, la formation du personnel et un accompagnement de proximité.

Du côté de Privately SA, l’adaptation du produit aux contraintes du terrain a été un point central du développement. « Nous avons travaillé étroitement avec les équipes de Maison de Vapotage pour intégrer les retours des détaillants », souligne Deepak Tewari, PDG de la société suisse. « Des fonctionnalités comme l’automatisation du registre des refus permettent aujourd’hui aux magasins de mieux piloter leur conformité et de prendre des décisions sur le déploiement de clients mystères. »

En deux semaines seulement, AgeAI a atteint le seuil des 10 000 vérifications quotidiennes, et les deux partenaires visent désormais un rythme de plus d’un million de contrôles par mois d’ici l’été. Dans un contexte réglementaire de plus en plus strict, l’outil se positionne comme un levier technologique clé pour sécuriser les ventes tout en respectant la vie privée des consommateurs.

Dans de précédents numéros de New Corner, nous avions déjà consacré un dossier à la solution BERGENS, pionnière en matière de vérification d’âge. Aujourd’hui, l’intelligence artificielle s’impose comme une tendance forte dans ce domaine. Le sujet revient sur le devant de la scène avec des solutions concurrentes, de plus en plus adoptées en point de vente.

L’ITW CURIEUX : élixir de créativité

Parallèlement, sa compagne Maria, également issue du milieu cinématographique, se reconvertit dans la création artistique. Mais face à la difficulté de rentabiliser son atelier créatif, ils prennent ensemble une décision radicale : transformer l’espace en magasin de vape. Quelques mois plus tard, ils partent en Chine à la rencontre de fournisseurs et, sans grande préparation, signent des accords avec eux. Ce voyage marque le début de leur aventure dans l’univers de la vape, qui se concrétisera par l’ouverture de plusieurs magasins et le lancement de la marque d’e-liquides Curieux.

Quelle est la genèse de Curieux ?

Au départ, nous avions 12 boutiques, et notre marque d’e-liquides, que nous avions développée pour nos propres magasins, fonctionnait très bien. Progressivement, des clients commençaient à la demander dans d’autres boutiques, et nous avons commencé à recevoir des appels de professionnels souhaitant distribuer Curieux e-liquides.

C’est là qu’on s’est dit : « Pourquoi ne pas essayer d’en faire une vraie marque ? » On a donc décidé de participer à un Vapexpo, avec l’ambition de structurer Curieux et de le lancer officiellement sur le marché. Lors de notre premier salon, nous avons remporté un prix pour Phoenix, et en seulement quelques mois, la marque a décollé. C’était en 2016 ou 2017.

La création des e-liquides s’est d’abord faite en collaboration avec des laboratoires et des aromaticiens, tandis que je m’occupais de toute la partie visuelle, un domaine que je maîtrisais bien grâce à mon métier dans le cinéma. Pendant les deux premières années de Curieux, je continuais en parallèle à travailler dans l’audiovisuel. J’ai notamment participé au tournage du film Solar Impulse, qui retraçait le tour du monde d’un avion solaire. Durant cette période, je passais mes commandes et gérais l’entreprise à distance, depuis la Chine, la Birmanie ou encore les États-Unis.

Puis, en revenant, j’ai encore enchaîné avec un long métrage. Mais à un moment, entre la gestion de Curieux e-liquides et celle de nos boutiques, je n’arrivais plus à tout concilier. Vers 2018 ou 2019, j’ai donc mis un terme à ma carrière dans le cinéma pour me consacrer entièrement à Curieux, qui était devenu trop important pour être géré en parallèle.

 

 

Pourquoi ce nom ?

Il vient d’une anecdote amusante : Maria, mon épouse, avait ouvert une petite boutique de curiosités, un véritable cabinet rempli d’objets décoratifs et insolites. Quand nous avons lancé notre marque d’e-liquides, j’ai tout simplement repris ce nom. Aujourd’hui, le cabinet de curiosités n’existe plus, mais le nom Curieux est resté, et il représente parfaitement notre état d’esprit.

La marque fête ses 13 ans l’année dernière. Quel constat fais-tu sur l’évolution du marché ?

Depuis 2012, le marché a profondément évolué. De nombreuses marques et réseaux de boutiques ont disparu, tandis que d’autres ont émergé. Aujourd’hui, on observe une phase de concentration, où les grands réseaux absorbent les indépendants. Ceux qui travaillent sérieusement et structurent leur activité parviendront à survivre, mais beaucoup d’autres risquent de disparaître.

Même pour les petites marques de e-liquides, la situation est devenue plus compliquée. Le marché s’est professionnalisé, tant sur le plan de la réglementation que de la vente. Au départ, c’était un secteur très peu structuré, une véritable jungle, car il est né de passionnés et non d’industriels. Aujourd’hui, il commence à se rationaliser, même si certaines zones restent encore un peu floues.

 

 

Une évolution positive selon toi ?

Oui, sur certains aspects. La professionnalisation du secteur est une bonne chose, mais cela a aussi réduit les marges de manœuvre des boutiques comme des fabricants de e-liquides. La concurrence est devenue féroce, autant entre les boutiques qu’entre les marques. Le e-commerce, en cassant la structure tarifaire, a également modifié les règles du jeu.

L’époque de l’âge d’or, où il était facile de générer d’importants chiffres d’affaires, est révolue. Aujourd’hui, le marché est arrivé à un plateau. Tant qu’il reste des fumeurs à convertir à la vape, il y aura encore de la croissance, mais on sent qu’une régulation naturelle du marché est en train de s’opérer.

Quelle est la stratégie de Curieux sur un marché devenu ultra-concurrentiel ? Comment vous différenciez-vous des autres acteurs ?

Notre principale différence réside dans notre état d’esprit et notre approche qualitative. Nous avons choisi de sectoriser nos produits en différentes éditions, chacune avec un positionnement spécifique :

– L’édition Natural, par exemple, est entièrement composée d’ingrédients d’origine végétale, avec des taux d’arômes volontairement bas pour offrir un liquide aussi sain que possible.

– À côté, nous avons des éditions plus ludiques, où nous nous permettons d’explorer des arômes plus marqués et des créations plus originales.

Curieux a un univers artistique très affirmé. Comment cela influence-t-il la conception de vos produits ?

C’est un élément central de notre ADN. Mon parcours dans l’univers du visuel influence directement notre manière de concevoir nos produits. Il nous arrive de partir d’un concept graphique ou d’une idée visuelle, et ensuite d’imaginer les saveurs qui pourraient s’y associer.

 

 

Vous avez également un positionnement commercial particulier. Peux-tu nous en dire plus ?

Nous avons fait le choix de ne pas passer par des distributeurs. Tous nos clients commandent directement chez nous. Cette approche nous permet d’avoir une relation plus directe avec nos revendeurs, de préserver notre politique tarifaire, en évitant que nos prix soient manipulés. Mais surtout, de mieux transmettre notre univers, afin que nos partenaires comprennent et valorisent nos produits comme nous l’entendons.

Enfin, nous cherchons toujours à proposer des expériences marquantes dans les salons, pour surprendre et renforcer l’image de la marque. C’est ici aussi que s’exprime la créativité habituelle de Maria et son expérience de décoratrice de cinéma. Elle conçoit et fabrique, avec son équipe, nos décors et toute l’atmosphère CURIEUX qui règne sur nos stands.

Votre univers artistique est très fort. D’où vient l’inspiration : du concept ou d’une saveur créée en laboratoire ?

Les deux approches existent, mais aujourd’hui, nous partons plus souvent d’un concept que d’une saveur. L’univers visuel et l’histoire derrière une édition sont essentiels dans notre processus créatif. Une fois le concept défini, nous développons les saveurs qui s’y intègrent naturellement. Parfois, cependant, une recette mise au point en laboratoire peut être le point de départ d’une nouvelle gamme. Dans ces cas-là, nous travaillons ensuite sur l’identité visuelle et le storytelling pour donner vie à l’édition.

Tu suis les tendances du marché ?

Oui, c’est inévitable. Nous devons nous assurer que nos liquides rencontrent un succès commercial. Nous ne cherchons pas à être systématiquement à contre-courant, sinon nous risquerions de devenir une marque trop de niche.

Actuellement, le fruité frais et sucré domine le marché, donc nous intégrons cette tendance dans nos créations. Mais nous cherchons toujours à nous démarquer en proposant des saveurs originales et en intégrant d’autres profils comme le gourmand ou le classique, pour offrir une gamme équilibrée et innovante.

 

 

Fabriquez-vous exclusivement vos propres liquides ?

Nous proposons un service de fabrication à façon (MDD – Marque De Distributeur) pour des franchises, distributeurs et autres fabricants de e-liquides. Notre force réside dans notre capacité à gérer l’ensemble du processus : Définition du concept, création des visuels, développement des saveurs, production et mise en conformité réglementaire. Grâce à notre laboratoire, notre équipe d’aromaticiens, nos graphistes et notre infrastructure, nous sommes en mesure d’accompagner nos clients dans la création de leurs propres gammes de e-liquides.

Tu peux nous donner des noms ?

Nous avons un devoir de confidentialité et ne pouvons pas révéler pour qui nous produisons. Si nos clients souhaitent communiquer à ce sujet, c’est à eux de le faire.

 

 

Pourquoi ces marques ne mettent-elles pas en avant votre expertise ?

La MDD leur permet de fidéliser leur clientèle en proposant des e-liquides exclusifs que les consommateurs ne trouveront pas ailleurs. Mais aussi optimiser leurs coûts en bénéficiant de tarifs plus avantageux que ceux des marques établies.

C’est un modèle qui existe dans de nombreux secteurs, notamment en grande distribution. Certaines grandes enseignes du marché de la vape fonctionnent ainsi, mais encore une fois, c’est à elles d’en parler si elles le souhaitent.

 

 

Où sont fabriqués vos e-liquides et comment garantissez-vous leur qualité et leur traçabilité ?

Nos e-liquides sont fabriqués en France, dans notre laboratoire MCM Lab, situé dans le Loiret. Nous y avons une équipe de 15 à 20 personnes, selon les périodes, avec des aromaticiens, un service réglementaire, une cellule de création et 8 lignes de production.

Notre capacité de production nous permet de développer de nouvelles recettes en continu. Chaque jour, nous testons et pesons de nouveaux liquides, que nous ajustons ensuite en fonction du concept de l’édition que nous souhaitons lancer. Nous nous inspirons également des créations passées pour affiner et perfectionner nos nouvelles gammes.

Comment assurez-vous la transparence et la sécurité des ingrédients ?

Nous avons un sourcing rigoureux des matières premières et nous analysons systématiquement nos produits avant leur mise sur le marché. Les tests sont externalisés auprès de laboratoires indépendants afin de garantir une impartialité totale. Avant de commercialiser un e-liquide, nous effectuons une analyse approfondie pour identifier toute molécule indésirable. Si un ingrédient présente un risque, nous ajustons la recette en modifiant ou en réduisant le taux de certains arômes. Une fois validé, le produit bénéficie d’une Fiche de Données de Sécurité (FDS) attestant de sa conformité.

« Notre objectif est simple : proposer des e-liquides sûrs, traçables et transparents, tout en respectant les attentes des consommateurs et les exigences réglementaires. »

 

 

Comment vois-tu l’avenir du secteur face aux évolutions constantes de la réglementation ?

L’environnement réglementaire devient de plus en plus contraignant, notamment avec la classification croissante de certaines molécules comme CMR (Cancérogènes, Mutagènes ou Reprotoxiques). Cela réduit notre palette d’ingrédients et impacte la formulation des e-liquides. Nos fournisseurs d’arômes, qui suivent eux aussi de près l’évolution de la réglementation, nous alertent en cas de modifications nécessaires. C’est la raison pour laquelle certains e-liquides peuvent évoluer en goût au fil du temps. Nous avons déjà dû nous adapter en retirant des composants comme le sucralose ou le diacétyl, et nous continuons d’anticiper les restrictions à venir.

Jusqu’ici, nous avons toujours réussi à innover et à reformuler sans compromettre la qualité de nos produits. Reste à voir si cette capacité d’adaptation suffira dans les années à venir, car les marges de manœuvre se réduisent progressivement.

 Quels sont les produits phares de Curieux ?

Historiquement, la Licorne (Fraise, fruit du dragon, fraicheur) de l’édition Astrale est notre produit phare, mais d’autres saveurs commencent à bien se faire une place. Parmi les produits qui suivent de près, nous avons Lille Était Une Fois (Gaufre, Caramel, Pécan) qui fait partie de l’édition Hexagone. Ensuite, l’Elixir, un classique au Tabac blond, neutre au Végétol, qui fonctionne également très bien. Bien que nous comptions plus de 100 références de saveurs, ces trois produits sont généralement les plus vendus.

 Quelles nouveautés Curieux prépare pour le Vapexpo ?

Pour le Vapexpo, nous lançons deux nouvelles éditions. La première, Speakeasy, s’inspire de l’ambiance de la prohibition. C’est un univers de bar clandestin, où l’on pouvait boire de l’alcool et écouter de la musique, une ambiance très « années 1920 ». Nous sortirons quatre liquides dans cette édition : un gourmand et trois fruités, dont un classique gourmand.

La deuxième édition, Potions Curieuses, est un projet travaillé en collaboration avec des arômes de la marque américaine Capella. Ici, nous plongeons dans l’atmosphère de la fin du 19e siècle, une ambiance 1900 qui rappelle notre précédente édition 1900. Cette édition reflète un renouveau dans le goût, avec une sélection originale d’arômes.

Au total, pour le salon, nous présenterons 10 nouveautés : deux éditions avec 10 nouveaux liquides. Parallèlement, nous avons repris la distribution des arômes Capella, ce qui enrichira encore notre offre.

J’aimerais qu’on parle un peu de l’actualité de ces derniers mois. Que penses-tu des taxes/réglementations liées aux arômes et des sorties politiques récentes ?

L’interdiction des arômes ou la mise en place d’un paquet neutre serait véritablement catastrophique pour l’industrie de la vape. Cela entraînerait un bouleversement majeur, un « raz-de-marée » qui ne marquerait peut-être pas la fin du marché, mais qui représenterait un changement radical. Personnellement, je ne suis pas sûr que ce métier m’intéresserait encore si cela arrivait. Si on perd les arômes et qu’on se retrouve avec un paquet neutre, ce serait difficile de continuer. Heureusement, j’ai plusieurs cordes à mon arc, mais ce serait un vrai choc pour l’industrie.

Et pour les taxes ?

Je trouve l’idée profondément injuste. Taxer un produit qui aide à réduire les risques, qui peut être une solution pour se sevrer du tabac, c’est comme taxer le remède. Je ne comprends pas cette logique. Bien sûr, si la taxe est modérée, cela ne détruira pas le marché, mais cela compliquera les choses. Cela affectera les consommateurs et pourrait impacter les marges des fabricants et distributeurs, mais cela ne tuerait pas le secteur. Le problème réside dans la logique sous-jacente : pourquoi taxer un produit destiné à aider les gens à arrêter de fumer, alors qu’on sait que le tabac tue des millions de personnes ?

Comment aimerais-tu voir le marché évoluer dans dix ans ? Si j’ai bien compris, tu es plutôt pour un statu quo.

J’aimerais qu’on évite de nouvelles interdictions. L’industrie de la vape est déjà un secteur fragile, à haut risque, et une nouvelle réglementation pourrait tout bouleverser. Aujourd’hui, les banques et les investisseurs nous soutiennent, mais une législation inattendue pourrait tout remettre en question. Si le marché pouvait se réguler, avec plus de visibilité et de prévisibilité, ce serait un soulagement. Si on pouvait être sûr qu’aucune mesure drastique n’arriverait dans les 1 à 2 prochaines années, ce serait déjà plus confortable.

Dans 10 ans, l’objectif est de conquérir plus de fumeurs pour qu’ils arrêtent de fumer grâce à la vape, tout en garantissant la pérennité du secteur. La vape est aujourd’hui l’un des meilleurs moyens pour arrêter de fumer, et il faut continuer à le promouvoir. Mais il y a toujours l’incertitude liée à la menace d’une nouvelle TPD, qui pourrait interdire les arômes ou imposer un paquet neutre. Ce ne serait pas la fin du marché, mais cela représenterait un vrai danger : beaucoup de vapoteurs pourraient perdre l’intérêt et revenir à la cigarette. Il est donc crucial que le marché se stabilise, sans tomber dans des interdictions trop sévères.

La vape est-elle de gauche ou de droite ?

La cigarette électronique fait l’objet de nombreux débats, mais au-delà de ses vertus pour la santé publique, elle peut aussi être le prisme d’une réflexion plus large sur les idéologies et les valeurs sociétales. Avec humour, nous vous proposons un article décalé pour questionner : la vape s’inscrit-elle dans une vision progressiste du monde, est-elle de gauche ou de droite ? Pas de guerre politique ici, juste un sujet divertissant et informatif pour nourrir la réflexion.

En préambule : Les intervenants et les thèmes abordés dans l’article ont été organisés selon un plan structuré autour de certaines thématiques liées au prisme politique. Cela ne reflète en aucun cas les opinions personnelles ou le positionnement politique des personnes interrogées. Comme le dirait Yann Mutel, artisan de BIG PAPA : que du love.</div>

 

Et si la vape était de gauche ?

Car elle est active dans la lutte contre les inégalités en santé :

On le sait tous maintenant, la vape permet d’aider les classes populaires, plus touchées par le tabagisme, à arrêter de fumer. Elle s’inscrit dans une démarche de santé publique accessible. Si certaines politiques restrictives sur la vape, comme les taxes ou les interdictions de saveurs, risquent d’en limiter l’accès aux populations les plus vulnérables.

Pour Serge Le Faurestier, secrétaire général de LA VAPE DU CŒUR, association qui aide les plus précaires à arrêter de fumer, la diversité des saveurs est un pilier essentiel dans l’adoption réussie de la vape. « Fumer reste un plaisir, bien que très dangereux », rappelle-t-il. En proposant une large palette d’arômes, la vape permet non seulement de retrouver ce plaisir, mais parfois d’en découvrir un supérieur, détournant ainsi les fumeurs de la cigarette.

Les vapoteurs apprécient cette possibilité de varier les saveurs, un atout qui rend la cigarette électronique plus attrayante que le tabac traditionnel, souvent perçu comme un produit désagréable et nocif. Limiter les arômes, selon lui, risquerait d’avoir un effet contre-productif : dissuader les fumeurs de passer à la vape et encourager certains vapoteurs à retourner vers la cigarette.

Serge Le Faurestier s’appuie notamment sur l’exemple de San Francisco, où l’interdiction des arômes, hors tabac et menthe, en 2017, a été suivie d’une augmentation de la prévalence tabagique. Il cite également les résultats du sondage de l’opération Merci La Vape, auquel l’association La Vape Du Cœur a participé, confirmant l’importance des saveurs dans le processus de sevrage tabagique.

Pour les publics précaires, souvent prioritaires pour l’association, les saveurs jouent un rôle identique à celui qu’elles ont pour l’ensemble des fumeurs. « Elles apportent une motivation supplémentaire pour quitter le tabac », conclut-il, insistant sur l’importance de maintenir cette diversité pour ne pas compromettre les efforts de réduction des risques.

L’avis d’un pneumologue réputé

Le Pr Bertrand Dautzenberg a consacré 45 ans de sa carrière en pneumologie à la Pitié-Salpêtrière, spécialisé dans les risques liés au tabac. En 2012, il remet à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, le premier rapport officiel sur la cigarette électronique, contribuant à sa démocratisation. Président de la commission AFNOR sur les normes de la vape, il a veillé à garantir des standards élevés pour les vapoteurs, en mettant la santé des fumeurs au centre des discussions. Aujourd’hui, tabacologue en institut, il continue son combat pour la réduction des risques.

Sur la question des affiliations politiques, le Pr Dautzenberg nuance : « La vape échappe largement aux clivages traditionnels. Contrairement au tabac ou à l’alcool, souvent associés aux populations précaires, la cigarette électronique touche des publics divers. » Il critique cependant l’influence idéologique de figures comme Michael Bloomberg (milliardaire ricain et grand philanthrope de l’OMS), qu’il accuse de financer des rapports biaisés pour freiner le développement de la vape, probablement par intérêt pour l’industrie du tabac.

Réduction des inégalités de santé : un rôle clé

Le professeur insiste sur l’impact concret de la vape pour les populations précaires, particulièrement exposées au tabac. « La vape arrive en tête des outils de sevrage, et ce, malgré l’accessibilité gratuite des substituts remboursés. En ce sens, on pourrait dire qu’elle a une dimension ‘de gauche’, en rendant la réduction des risques accessible au plus grand nombre. » Pour lui, la cigarette électronique constitue un levier essentiel dans la lutte contre les inégalités de santé et dans la construction d’une politique de santé publique efficace.

De plus, la cigarette électronique est une véritable avancée : elle permet de délivrer efficacement de la nicotine sans les toxines associées à la combustion du tabac. « Les études démontrent qu’elle est le meilleur substitut nicotinique existant. Là où la vape se distingue, c’est par son usage : elle est deux fois plus utilisée que les autres moyens de sevrage, comme les patchs ou gommes. » Pourtant, il dénonce les tentatives des grands cigarettiers de freiner son essor en tentant de la classer comme produit pharmaceutique, un combat qu’il a mené en modifiant les textes de la directive européenne. Ce qui nous amène au deuxième point…

C’est un combat contre les lobbies du tabac

Les acteurs et associations du milieu affrontent les grands lobbies du tabac et parfois même des organisations internationales (OMS), une cause qui trouve un écho à gauche.

Le Professeur Bertrand Dautzenberg précise que dans tous les pays anti vape ce sont les cigarettiers qui ont pris le marché. La principale compagnie de vape aux USA qui s’appelle la Juul Labs, Inc. Qui a produit une vape avec 56 mg de nicotine, donc trois fois plus autorisé qu’en France, 70% du marché total a été racheté par Philip Morris International (PMI). Les employés étaient contre mais ils ont touché 200 000 dollars chacun. Un an et demi après ils ont coulé la compagnie. Autre exemple, PMI s’est beaucoup servi de la vape pour créer de la confusion avec leur tabac chauffé qui est aussi toxique qu’une cigarette. C’est un produit conçu, imaginé, pour développer de la dépendance. Certains voient la vape comme un concurrent, d’autres comme un outil de confusion pour vendre des produits dérivés mais tous comme un marché à conquérir.

 

 

Un secteur sous l’influence de Big Tobacco ?

Gérard Audureau, Président de DNF-Demain sera Non-Fumeur, et pas forcément un super pote du monde de la vape (vous noterez ce bel euphémisme), avance des liens entre l’industrie de la vape et les grands cigarettiers. « Une partie de cette industrie est directement ou indirectement connectée à Big Tobacco. Prenons l’exemple de France Vapotage : son président est issu du vapotage, mais plusieurs figures clés de l’organisation viennent des rangs de Philip Morris International, BAT ou Imperial Brands. »

La vape pourrait jouer un rôle majeur dans la lutte contre le tabac, mais l’aspect financier complique parfois les choses. « Lorsqu’un véritable esprit de lutte contre le tabagisme est là, c’est une avancée. Mais quand des enjeux économiques s’imposent, la concurrence pousse les industriels à des pratiques où Big Tobacco trouve sa place. » Gérard Audureau appelle ainsi à une vigilance accrue pour éviter que la vape ne devienne un outil aux mains des cigarettiers et préserver son potentiel en tant qu’alternative crédible et neutre.

Jean-Claude Delsart, licencié de la franchise Arsène Valentin, exprime sans détour son engagement contre les puissants lobbys du tabac : « Nous avons une liberté absolue, et nous nous battons pour la préserver. Ce que nous menons aujourd’hui est bien plus qu’une simple industrie : c’est une révolution face à Big Tobacco. »

L’influence est mondiale

Jean-Claude dénonce l’influence tentaculaire des géants du tabac sur la scène internationale : « Lorsque l’on observe l’impact qu’ils exercent sur des pays comme la Thaïlande ou le Mexique, c’est révoltant. En Thaïlande, vapoter est interdit, alors que fumer un joint dans la rue est autorisé. Un constat effrayant qu’il faut à tout prix dénoncer. »

Des pressions géopolitiques

L’emprise des cigarettiers dépasse largement les frontières européennes. « En Malaisie, par exemple, Big Tobacco a réussi à faire fermer des salons dédiés à la vape. Heureusement, certains ministres ont réagi, mais cela démontre à quel point leur pression est omniprésente », déplore-t-il.

Pour Jean-Claude Delsart, ce combat contre Big Tobacco est vital. « Leur contrôle est effrayant, et c’est pourquoi je m’engage chaque jour. Nous devons défendre la vape, car c’est une alternative de santé publique, mais surtout une révolution contre l’influence néfaste des cigarettiers. »

Cependant, il serait simpliste de dire que le concept de lobbyisme n’existe pas à gauche. Les lobbies, bien qu’ils ne soient pas intrinsèquement « de gauche » ou « de droite », se positionnent souvent sur des thématiques ou des causes qui les alignent avec certaines orientations politiques (Greenpeace, Attac, la Confédération paysanne, la Fondation Abbé Pierre*). Par contre, s’il y a un domaine qui est fondamentalement attaché à la gauche, c’est le social.

*Faut-il distinguer l’œuvre de l’Abbé ?

La vape réduit les inégalités sociales

Pour Serge Le Faurestier, la cigarette électronique constitue une solution abordable pour les fumeurs aux revenus modestes, souvent les plus touchés par le tabac. La réduction des inégalités passe notamment par l’aspect financier. « Avec un paquet de cigarettes à 12 € et une consommation moyenne d’un paquet par jour, un fumeur dépense environ 360 € par mois, soit 4320 € par an. En comparaison, un vapoteur avec un dosage adapté consommera en moyenne une fiole de 10 ml tous les trois jours, pour un coût mensuel de 60 € en e-liquides. À cela s’ajoute 6 € par mois pour les résistances et un investissement initial d’environ 30 € pour un kit, amorti sur un an. Au total, le budget annuel d’un vapoteur s’élève à 774 €. La différence est frappante. »

En matière de santé, le constat est tout aussi évident. Vapoter est au moins 95 % moins dangereux que fumer, avec une réduction potentielle du risque de l’ordre de 97 à 98 %. « Pour les personnes en précarité, le passage à la vape représente donc un double bénéfice : financier et sanitaire. « C’est précisément ce que nous faisons à La Vape Du Cœur, en accompagnant quotidiennement des fumeurs précaires, avec l’aide du personnel médical partenaire et des milliers de bénéficiaires qui ont arrêté de fumer. »

Toutefois, Serge Le Faurestier dénonce les taxes appliquées aux produits de la vape : « Taxer un outil permettant de sortir du tabagisme est un non-sens absolu, surtout pour les populations vulnérables. Une TVA réduite à 5,5 % serait bien plus juste pour ces produits de réduction des risques. »

Pour autant, il insiste sur l’importance d’une régulation raisonnable et concertée : « La sécurité des liquides et du matériel est une priorité pour les acteurs de la vape en France, comme le prouve la norme AFNOR. Mais ces régulations ne doivent pas empêcher les fumeurs précaires de découvrir le vapotage. » Serge cite en exemple le programme britannique “Swap to Stop”, où un million de kits de vape ont été distribués en 2023 aux fumeurs en difficulté financière. La France devrait s’inspirer de cette initiative audacieuse et ambitieuse. Malheureusement, nous en sommes encore loin.

 

Au centre, l’écologie :

Car c’est un sujet global et central. L’écologie est primordiale dans la vape car elle génère des déchets spécifiques, comme les batteries, résistances et emballages, qui nécessitent un traitement adapté pour limiter leur impact environnemental. Les acteurs de la vape travaillent à promouvoir le recyclage et l’utilisation de matériaux durables pour réduire leur empreinte écologique. Enfin, face à la prise de conscience environnementale croissante des consommateurs, adopter des pratiques écoresponsables devient un enjeu clé pour l’industrie.

Selon Julien Breil, chargé de communication et Charly Pairaud, Directeur Général et Co-fondateur chez VDLV, la réglementation actuelle ne favorise pas pleinement les initiatives écologiques dans le secteur de la vape. Si des normes existent, elles s’avèrent parfois contraignantes, notamment dans des domaines comme le recyclage ou la création de produits plus respectueux de l’environnement. Les démarches administratives complexes découragent souvent les entreprises qui souhaitent s’engager dans des pratiques responsables.

Pour accompagner cette transition, il serait essentiel d’intégrer davantage de critères environnementaux dans les politiques publiques et de simplifier les démarches pour les entreprises. Cette évolution permettrait d’accélérer le développement d’une économie circulaire, tout en encourageant des solutions innovantes et durables pour la filière vape.

Vape4Good : un chantier pour le recyclage des flacons d’e-liquides

L’initiative Vape4Good, portée par VDLV, vise à repenser le recyclage des flacons d’e-liquides, mais se heurte à plusieurs défis structurels. Les petites dimensions des fioles compliquent leur prise en charge par les chaînes industrielles, tandis que les volumes actuels ne suffisent pas à justifier une industrialisation rentable du processus. De plus, les solutions de collecte disponibles, bien qu’utiles pour sensibiliser, présentent un bilan carbone perfectible en raison de trajets parfois peu optimisés.

Malgré ces contraintes, Vape4Good a permis de collecter des données précieuses et d’identifier les leviers pour améliorer la durabilité de la filière. L’initiative appelle à des avancées technologiques et à une réglementation adaptée pour rendre ces efforts viables à grande échelle, tout en poursuivant son engagement auprès des parties prenantes pour une vape plus respectueuse de l’environnement.

L’interdiction des puffs : une mesure pour l’environnement

Francesca Pasquini, co-rapporteuse de la loi visant à interdire les puffs, explique les motivations derrière cette initiative. Deux enjeux majeurs ont guidé ce projet : la protection des jeunes et les préoccupations environnementales. D’un côté, les puffs, avec leurs designs attrayants et leurs saveurs sucrées, ciblent directement un public jeune, suscitant des inquiétudes sur les risques de dépendance à la nicotine. De l’autre, leur impact écologique est alarmant, en raison de la présence de batteries en lithium non rechargeables qui finissent souvent à la poubelle.

Soutenue par un consensus politique, cette mesure vise à limiter ces effets néfastes et pourrait ouvrir la voie à une réglementation plus stricte à l’échelle européenne. Francesca Pasquini espère ainsi impulser un changement durable pour protéger les nouvelles générations tout en répondant aux défis environnementaux actuels.

 

Et la droite dans tout ça ?!

Patrick Bedué, fondateur du VAPEXPO, nous confiait que « la vape est un truc de gauche organisé par des mecs de droite ». On pourrait résumer la vie ainsi. Le côté droit du prisme politique s’opposerait à une taxation trop lourde ou des réglementations excessives qui freinent l’innovation et la croissance du secteur.

Pour Gérard Audureau, président de DNF-Demain sera Non-Fumeur, la vape tend davantage vers une sensibilité politique de droite, notamment en raison de ses stratégies de communication. Il pointe du doigt les publicités dans les lieux publics, qu’il considère comme problématiques. Selon lui, cette démarche marketing rappelle des pratiques autrefois adoptées par l’industrie du tabac, qui a mis du temps à prendre conscience des enjeux de santé publique.

Il marque un point, l’actualité lui a donné raison : une bâche publicitaire de 360 m², installée sur l’église Notre-Dame-de-Lorette en travaux, a suscité une vive polémique. Affichant le message « Une France sans tabac, ça vous intéresse ? Nous aussi. », elle était signée par British American Tobacco (BAT), le deuxième plus grand fabricant de cigarettes au monde. Ce type de publicité, en infraction avec la loi Evin de 1991, a provoqué la réaction immédiate de l’association « Alliance contre le tabac », qui a obtenu son retrait par la mairie de Paris fin janvier.

Une censure injustifiable

A contre-pied, l’interdiction de communication autour de la vape est, selon Bertrand Baillot, une aberration totale. Il dénonce le fait qu’il soit même interdit d’affirmer clairement que la vape est un outil efficace de sevrage tabagique, alors que c’est pourtant une réalité avérée. Il décrit une situation où tous les acteurs du secteur en parlent, mais sans pouvoir l’affirmer officiellement. « C’est une sorte de tabou : on sait que c’est vrai, mais on ne peut pas le crier haut et fort. »

Une opposition dogmatique

Concernant la DNF (Droits des Non-Fumeurs), Bertrand Baillot dénonce une position nonsensique, regrettant leur posture rigide. Il estime qu’au lieu de se réjouir que les jeunes vapotent plutôt que de fumer, ils dénoncent cette évolution. « Si j’avais eu la vape quand j’étais gamin, je n’aurais jamais fumé », confie-t-il.

Face à l’interdiction d’utiliser des adjectifs valorisants pour décrire ses e-liquides, BEURK RESEARCH a pris le contre-pied en adoptant une communication absurde et provocatrice. Désormais, la marque qualifie ses produits de « dégueulasses » ou « ignobles », transformant ainsi la contrainte en un pied de nez marketing. Un humour décalé qui amuse certains et déconcerte d’autres, mais qui reste dans l’esprit de la marque.

Créer son vape shop, c’est la liberté d’entreprendre :

La droite valorise le succès des entrepreneurs de la vape, qui créent des entreprises, génèrent de l’emploi et contribuent à l’économie locale. Ce secteur, porté par des PME dynamiques et des entrepreneurs, incarne une réussite fondée sur l’adaptabilité et la réponse à une demande croissante. En défendant une réglementation allégée, la droite met en avant l’importance de ne pas freiner un marché porteur qui crée de l’emploi et encourage des alternatives au tabac traditionnel, tout en valorisant la responsabilité individuelle des consommateurs.

Sébastien Fagnen, sénateur de la Manche, partage son analyse sur l’impact économique de la cigarette électronique en France après sa rencontre avec LE PETIT VAPOTEUR : « Le secteur de la cigarette électronique connaît une expansion rapide, avec une multiplication des commerces, notamment en centre-ville. Ce dynamisme économique génère des emplois et attire des investissements. Cependant, la pérennité des acteurs du marché reste une question clé. Des modèles comme celui du « Petit Vapoteur » illustrent une réussite durable grâce à leur réactivité, la qualité des produits proposés et la proximité de leur réseau. »

 

 

Taxation et réglementation :

Les taxes et la réglementation, même dans la vape, sont souvent associées à la droite en raison de son attachement à l’ordre économique et à la protection des industries établies. En d’autres termes, une taxation trop lourde ou des réglementations excessives pourraient freinent l’innovation et la croissance du secteur.

Cependant, taxer la vape permet de compenser les pertes fiscales liées à la baisse du tabac, tout en régulant ce marché pour éviter son développement parfois anarchique. La droite valorise également une liberté économique encadrée, où les normes garantissent la qualité des produits tout en protégeant les intérêts des grandes entreprises.

Selon le sénateur, le vapotage représente une véritable solution pour accompagner le sevrage tabagique. Cependant, une augmentation significative des taxes sur les e-liquides poserait question : qui en bénéficierait réellement ? À ses yeux, les gagnants seraient sans doute les géants du tabac, au détriment des consommateurs. Bien que la régulation soit essentielle pour garantir la qualité des produits et protéger les utilisateurs, utiliser la taxation pour fragiliser une alternative crédible au tabac serait, selon lui, une grave erreur stratégique.

Élisabeth Borne, la vapoteuse la plus célèbre du gouvernement, nommée Première ministre en mai 2022, est souvent perçue comme une figure centriste, mais son utilisation fréquente de l’article 49.3 pour faire passer des lois sans vote à l’Assemblée nationale reflète une approche associée à une gouvernance autoritaire, généralement attribuée à une tradition de droite. Cet outil constitutionnel, utilisé 23 fois sous son mandat, a notamment permis d’imposer des textes budgétaires et des réformes majeures sans débat approfondi, une démarche critiquée pour son caractère vertical et peu démocratique.

Bertrand Baillot ironise sur les restrictions de communication autour de la vape en suggérant, avec un pied de nez, qu’un « petit 49.3 » serait bienvenu pour imposer un discours plus honnête sur le produit. Il dénonce les nombreuses limitations qui pèsent sur le secteur, rappelant les débats autour des allégations commerciales et les entraves rencontrées.

Nos followers résument la situation

Un sondage mené auprès de nos followers sur les réseaux sociaux révèle une répartition presque équilibrée avec une légère prédominance pour la droite. Toutefois, les commentaires montrent surtout une remise en cause de cette classification.

Si certains associent la vape à la gauche en raison de son impact sur les classes populaires, elle est généralement perçue comme mal comprise par l’ensemble du spectre politique, souvent réduite à un produit à réguler ou à taxer. D’autres rejettent toute affiliation politique, considérant la vape comme une alternative indépendante, portée par des valeurs de réduction des risques et de liberté individuelle.

Bien qu’une légère majorité la positionne à droite, la vape semble avant tout transcender les clivages politiques pour s’affirmer comme un enjeu de santé publique et d’émancipation.

 

En fait, la vape est anar :

Disons plutôt apolitique. La vape peut être perçue comme telle car elle s’adresse à tous, sans distinction d’orientation politique, en proposant une solution universelle pour réduire les risques liés au tabac. Elle met l’accent sur la liberté de choix et la responsabilité individuelle, en offrant aux consommateurs un moyen de reprendre le contrôle sur leur consommation.

Par ailleurs, la communauté de la vape est extrêmement diversifiée, rassemblant des individus aux parcours et convictions variés autour d’une pratique commune. Enfin, en tant qu’outil de réduction des risques, la vape s’inscrit dans une logique de santé publique pragmatique, loin des débats idéologiques. En bref, la vape n’en à rien carrer de la politique.

Une vision artisanale et indépendante de la vape

Pour Yann, créateur des liquides BIG PAPA, vouloir attribuer une couleur politique à la vape n’a pas de sens. Il préfère éviter les étiquettes, même si ses propos peuvent être interprétés différemment selon les prismes idéologiques.

Il souligne que la vape a permis une prise de conscience sur les dangers du tabac et accompagne un mouvement général vers une meilleure santé. Plus qu’un symbole d’émancipation, elle joue un rôle historique en offrant une alternative crédible et efficace au tabac.

Dans un marché en pleine mutation, marqué par la montée en puissance des grandes marques et des réglementations, Big Papa conserve son indépendance en maintenant une approche artisanale. Pour lui, suivre les réglementations ne pose pas de problème et certaines sont même nécessaires.

Enfin, il reconnaît que son approche artisanale et sa manière de concevoir la vape transmettent un message sociétal, même si ce n’est pas une démarche politique assumée. Il revendique avant tout une consommation différente, plus qualitative et réfléchie, en accord avec des valeurs artisanales.

La régulation du secteur de la vape soulève deux enjeux distincts : le commerce et la réglementation sanitaire

Si le commerce est difficilement encadrable, la filière a néanmoins mis en place des normes sanitaires rigoureuses, bien que certaines lacunes subsistent, notamment sur l’usage du sucralose, un édulcorant controversé. Cependant, demander une réglementation officielle comporte des risques, car une intervention étatique pourrait aller bien au-delà des attentes du secteur. « On voit où cela commence, mais jamais où cela se termine » conclut le fondateur de BEURK RESEARCH.

En d’autres termes, si la vape dépasse bien évidemment les clivages politiques, un encadrement est parfois nécessaire pour réguler certains aspects ou éviter des dérives.

La vape est universelle

Vous l’aviez compris, mais vous le saviez déjà au fond de vous, dans votre petit cœur de vapoteur : la vape est universelle. Si la vape peut être perçue sous différents prismes politiques, elle demeure avant tout un outil universel de réduction des risques. Ni de gauche, ni de droite, elle s’adresse à tous ceux qui souhaitent se libérer du tabac, indépendamment de leur milieu social, de leurs convictions ou de leur histoire. Accessible, efficace et évolutive, elle transcende les clivages et s’inscrit dans une démarche de santé publique bénéfique à l’ensemble de la société.

 

 

CLK One : le pod nouvelle génération signé Lips & Innokin

Le Pod :

La nouvelle génération de pod fermés est désormais disponible avec le CLK ONE. Lips France s’est associé au fabricant de renom Innokin afin de proposer le dispositif ultime de vapotage. Lips France a regroupé au sein de cette collection 8 saveurs premium et complexes ! Les arômes 100% français ont été sélectionnés avec soin pour répondre à toutes les typologies de vapoteurs.

Grâce à son système innovant, la CLK one offre une vape confortable pour tous les moments de la journée. De plus, son rechargement ultra rapide permet une charge de batterie à 75% en seulement 30 minutes.

Caractéristiques :

-Pod & Résistance :

-Capacité du pod : 2ml

-Résistances : 1.0 O

-Puissance : 12.5 W

-Batterie et Alimentation :

-Capacité de la Batterie : 500mAh

-Rechargement : USB-C, 5.V/600Ma

-Dimensions et poids Device : 60*24*92mm/ 37g

-Dimensions et poids Pods : 35*24*55mm / 15g

 

Saveurs : 

Disponible en 5×2-10 & 5×2-20ml pour chacune des saveurs

-LA CHOSE

-FRUIT DU DRAGON, FRAISE, FRAIS

-MENTHE FRAÎCHE

-BLEND LÉGER

-MANGUE ANANAS

-PASTÉQUE, FRAISE FRAIS

-FRUITS ROUGES FRAIS

-RAISIN, CASSIS FRAIS

 

 

Acteur engagé

Fondé en 2013 le Laboratoire Lips France est un laboratoire spécialisé dans la réduction des risques. Il s’engage auprès des consommateurs à travers ses deux activités. Le Laboratoire Lips est un acteur majeur de la conception et la fabrication de e-liquides pour cigarettes électroniques. De plus, Lips propose son expertise et son savoir-faire au travers d’une gamme complète de produits CBD et autres cannabinoïdes dédiée au bien-être.

 

 

 

Tous les produits sont certifiés « Origine France Garantie » par l’Afnor

La certification Origine France Garantie créée en 2010 est l’unique certification qui atteste de l’origine française d’un produit. Elle assure aux consommateurs la traçabilité d’un produit en donnant une indication de provenance claire et objective. De plus, elle certifie que le produit prend ses caractéristiques essentielles en France.

D’LICE renouvelle son identité visuelle et simplifie son catalogue

Une nouvelle identité pour une vision clarifiée

Depuis sa création, D’LICE accompagne les fumeurs dans leur transition vers la vape avec des produits conçus en France et un engagement constant envers la qualité. Cette année, la marque dévoile une nouvelle identité visuelle simplifiée qui met en avant ses valeurs fondatrices : « D’couvrir », « D’guster » et « D’cider ». Le célèbre « D’ » de D’LICE prend une place centrale dans une communication plus épurée et dynamique.

Les e-liquides 10 mL et 50 mL bénéficieront d’un packaging revisité, avec un design homogène et une couleur distincte pour chaque saveur, afin de rendre l’expérience des vapoteurs plus intuitive et agréable.

 

Un catalogue simplifié pour plus de clarté

Parallèlement à ce renouveau visuel, D’LICE simplifie son offre en fusionnant ses gammes existantes. Dès le second semestre 2025, après écoulement des stocks, les références DULCE, DLIZZ et D50 seront intégrées sous une seule et même bannière : D’LICE. Ce regroupement s’accompagne de deux déclinaisons claires en fonction des ratios PG/VG :

  • D’LICE 10 mL – 70/30 PG/VG
  • D’LICE 10 mL – 50/50 PG/VG

Pour une meilleure cohérence, certaines dénominations de saveurs seront harmonisées. Toutefois, les recettes des e-liquides restent inchangées, garantissant aux consommateurs la continuité des goûts qu’ils apprécient.

 

De nouvelles références à venir

Cette refonte ne se limite pas à l’aspect visuel et organisationnel : D’LICE prévoit également d’étoffer son offre. Dès avril 2025, neuf nouvelles saveurs viendront enrichir la gamme 50 mL.

 

 

D’LICE profitera du Vapexpo, les 23 et 24 mars prochains, pour dévoiler officiellement cette nouvelle identité et présenter ses nouveautés sur le stand D36. Une évolution majeure qui marque une nouvelle étape dans l’histoire de la marque.

Résistance et stratégie chez VOOPOO

Arrivé en Chine il y a 7 ans, Florian Gautier a fait sa carrière dans la vape, au sein de différentes marques de cigarettes électroniques : « Le produit m’intéressait car il m’a permis d’arrêter de fumer, ce qui donnait du sens à m’orienter dans ce domaine. »

Pourquoi tu as choisi la Chine ?

C’est un pays dynamique avec ses opportunités et en commençant ma carrière à l’international j’ai décidé d’y rester.

Quelles vont être les différences notables avec la France ? En termes de business et d’opportunités.

C’est une culture qui valorise l’effort. Les gens travaillent dur et longtemps, ce qui influence fortement la culture d’entreprise. Beaucoup de gens deviennent entrepreneur et l’entreprenariat est privilégié. On valorise le réseau et de nombreux accords et contrats se finalisent en soirée, grâce à ces cercles relationnels souvent fermés. C’est beaucoup moins formel que la culture européenne commerciale. Les Chinois sont plus prudents dans leur approche du commerce et leur façon de communiquer. J’aime dire qu’ils sont plus protecteurs.

D’un point de vue global, pas seulement pour la vape, quelle est la vision de la Chine concernant le business en France ?

Ils ont plutôt une bonne opinion/impression de la France, de leur culture, de leur histoire. C’est un de leurs principaux marchés donc ils ont tout intérêt à garder de bonnes relations. Et pour VOOPOO, c’est le deuxième marché le plus important, par conséquent nous devons aussi faire le maximum pour préserver de bonnes relations et connexions.

VOOPOO était une marque incontournable il y a quelques années. Pourquoi a-t-on l’impression de moins entendre parler de vous récemment ?

Fondée en 2017, cette marque a rapidement acquis une grande notoriété sur le marché français avec des gammes comme DRAG ou VINCI. C’est vrai qu’il y a eu quelques obstacles dans l’industrie au niveau global avec le COVID et précisément sur ce marché avec l’arrivée des cigarettes électroniques jetables (PUFF). Nous ne proposons que des systèmes ouverts remplissable, cela a donc impacté le marché. Mais depuis deux ans on peut observer un regain de popularité avec des produits de la série DRAG qui percent bien en France.

Quelles sont vos priorités stratégiques pour 2025 ? Comptez-vous renforcer votre présence sur certains marchés ou dans des segments spécifiques ?

VOOPOO s’est toujours axé sur des produits diversifiés. On cible différents types d’utilisateurs qu’ils soient primo vapoteurs avec les PODS ARGUS ou d’autres plus confirmés avec des appareils de types box mods telle que la Drag 5 ou des pod mods polyvalents comme la Drag X2 qui ont des fonctionnalités hautes puissance. Nous gardons une cible large. Mais forcement, on s’adapte à chaque pays/marché car ils ont tous leurs particularités. Des produits seront donc plus ou moins populaires selon les localités.

 

Votre force ?

Depuis deux ans, nous avons développé des équipes locales avec des commerciaux et des ambassadeurs spécialement embauchés pour le marché français et répondre aux besoins des vapes shops et des utilisateurs où qu’ils soient sur le territoire.

Mais je pense que le marché et son offre tendent à se simplifier. C’est longtemps resté un marché de niche avec des produits très élaborés destinés aux initiés. On observe un glissement vers des produits beaucoup plus ergonomiques, pratiques. On va donc s’orienter à notre tour vers des systèmes plus simples comme les PODS tout en gardant nos gammes pour utilisateurs confirmés.

Après avoir demandé à quelques vapes shops, certains retours pointaient une difficulté à vous joindre. On vous a reproché d’être trop « éloigné » de vos clients (SAV) ?

Être au plus proche des points de vente reste un défi pour nous en tant que constructeur basé en chine, et nous apportons de plus en plus de solutions pour réduire cette distance. En termes de SAV et de contrôle qualité, nous nous appuyons sur nos partenaires distributeurs mais nous nous efforçons de développer des outils nous permettant de répondre directement aux besoins des vapes shops. Nous avons par exemple lancé l’année dernière la Communauté Voopoo France, un programme en ligne permettant d’échanger directement avec nos équipes pour leur apporter un soutien, que ce soit en termes de produit ou de support à la communication.

Comment vous positionnez-vous face à la concurrence accrue des grandes marques comme SMOK, GEEKVAPE ou ASPIRE ?

L’innovation est dans l’ADN de VOOPOO. Nous avons initié l’allumage instantané des cigarettes électroniques. Avant, cela prenait plus de temps. Nous avons aussi mise en place des technologies d’atomisation avec la plateforme PnP X qui intègre 4 technologies avancées dans une petite résistance. Nous évitons de sortir une nouvelle gamme de résistances à chaque sortie d’un nouveau produit car c’est un problème pour les détaillants qui ne souhaitent pas avoir une offre de résistances trop nombreuses et méconnues. VOOPOO préfère se concentrer sur une plateforme performante et polyvalente permettant une compatibilité avec de nombreux kits, et c’est le cas de la série PnP X.

 

Travaillez-vous sur de nouvelles innovations en R&D ?

Oui mais c’est compliqué d’en parler. On va innover sur l’esthétique (voir VINCI PARK 100 ?) avec un système LED directement intégré au revêtement. Le design reste un facteur de décision d’achat important pour les utilisateurs, et contribue à ce qu’ils s’attachent à leur kit. Nous travaillons aussi sur d’autres fonctionnalités qui devraient faire parler d’elles dans les prochains mois. Des technologies liées à l’expérience utilisateur et au chipset*.

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Nous avons par exemple développé les circuits imprimés GENE.Chip et GENE.TT 2.0, la première avancée dans la gestion séparée de deux batteries, permettant une utilisation plus équilibrée et maximisant l’énergie de chaque accu. Cela permet aux utilisateurs de profiter du vapotage plus longtemps.

* Un chipset ou jeu de puces, est un jeu de composants électroniques inclus dans un circuit intégré préprogrammé, permettant de gérer les flux de données numériques entre le ou les processeur(s), la mémoire et les périphériques.

Il faut préciser que VOOPOO appartient au groupe ICCPP, spécialisé en R&D autour des circuits imprimés. C’est une force de notre enseigne d’avoir la sécurité, la solidité et la polyvalence dans sa technologie. Grâce à cela, nous avons des fonctions qui changent la donne sur nos produits.

On voit des PODS arrivés avec des jeux, des messageries, des interfaces ressemblant aux smartphones. Vous êtes dans cette optique-là ?

Non. Car on reste prudents et conservateurs sur les réglementations. On ne veut pas donner une image trop excitante/jeune de la vape. On va juste proposer une fonction qui va développer de nouveaux écrans de veille en fonction de notre fréquence de vape. Cela reste cosmétique. Mais on tient à proposer des interfaces à bonne résolution, visuellement attractives.

 

 

Vous travaillez aussi sur une communication plus locale ?

On développe un outil pour communiquer directement avec les gérants des magasins et leur staff. Des équipes vont venir dans les points de ventes pour parler avec les vapes shops. On va aussi organiser des événements directement avec les magasins (apéros, soirées). Le programme de fidélité Communauté Voopoo France nous permet d’échanger directement avec les détaillants, de distribuer des échantillons, présenter des nouveautés, etc…

Comment VOOPOO s’adapte-t-il aux nouvelles régulations internationales sur la vape, notamment en Europe ?

On a une grosse équipe dédiée à l’international sur ces questions de réglementation. On fait beaucoup de veille car chaque pays a ses spécificités. Elle s’occupe de la conformité des produits, packaging et autres contraintes liées à la communication pour s’adapter aux lois. On s’applique aussi à transformer nos chaînes de production pour répondre aux normes avec une politique de compliance*. Toutes nos usines sont modernes et pour une grande partie automatisées.

* Le terme de compliance, ou de « conformité », fait référence à l’ensemble des processus mis en œuvre au sein d’une structure pour assurer le respect des règles, des normes ou de l’éthique qui s’imposent à celle-ci et prévenir l’ensemble des risques auxquels elle s’expose en cas de non-respect.

Avez-vous prévu de lancer de nouvelles gammes ou de revisiter vos produits phares comme les Drag ou Vinci ?

Pour ce qui est de VINCI on a sorti deux produits récemment le SPARK 100 et le VINCI E120 (voir photos). Ce sont des produits assez uniques en termes d’esthétique tout en gardant une simplicité d’utilisation. Sur la série DRAG, on en parlait plus haut, il y a la gamme PnP X et ses résistances durables qui s’adaptent aux produits VOOPOO. La (rétro)compatibilité entre les produits est primordiale.

 

 

Selon vous, quels sont les principaux défis auxquels la vape devra faire face dans les prochaines années ?

Le marché tend à devenir plus strict en matière de régulations. C’est donc un bon challenge à relever pour nous. C’est aussi une responsabilité pour les marques de donner une meilleure image de la vape. Faire beaucoup de vapeur n’est plus un argument mais par contre celui de faire arrêter les gens de fumer est devenu le plus important. Par exemple, on travaille avec LA VAPE DU CŒUR dans ce sens.

Je veux bien l’entendre, mais dans les faits, le marché chinois ne reste-t-il pas malgré tout encore trop cynique sur ce point ?

Comme toute entreprise, l’aspect financier prédomine. Mais si on veut améliorer notre image de marque et donc augmenter les ventes, la responsabilité doit être au cœur de la vape et je pense que les chinois l’ont compris. Ils ont mis du temps mais ils ont conscience que le marché français est en attente d’une consommation plus éthique.

 

PULP élargit sa gamme My Pulp avec 2 nouveaux formats

PULP élargit sa gamme My Pulp avec sept nouvelles saveurs.

À partir du 28 février 2025, la gamme My Pulp s’enrichira de sept nouvelles références, désormais proposées en formats 10 ml et 60 ml.

Cette extension de gamme concerne plusieurs best-sellers de la marque, dont les formules ont été retravaillées pour offrir un rendu aromatique optimisé :

  • Green Dragon – Une sensation glacée et intense.
  • Blue Slush – Une alliance fruitée et rafraîchissante.
  • Tropical Fuel – Un mélange exotique aux notes dynamisantes.
  • Black Pearl – Une composition fruitée revisitée.
  • Paradise Oil – Un équilibre travaillé autour d’arômes tropicaux.
  • Bubble Green – Une touche sucrée et fraîche.
  • Sweet Cream – Une recette adoucie pour plus d’onctuosité.

Connue pour ses recettes aux arômes prononcés, la gamme My Pulp s’adresse aux vapoteurs recherchant des saveurs abouties et diversifiées. Avec cette évolution, la marque propose une offre élargie, adaptée aux différents profils d’utilisateurs.

Avec cette extension de gamme, PULP offre encore plus de choix aux vapoteurs, en proposant ses nouvelles saveurs aussi bien en 10 ml, pour une utilisation pratique au quotidien, qu’en 60 ml, idéal pour les amateurs de grands formats. Chaque recette a été minutieusement retravaillée afin d’offrir un rendu aromatique toujours plus précis et fidèle aux attentes des consommateurs. Fidèle à son engagement en matière de qualité, la marque mise sur des ingrédients premium et une fabrication française rigoureuse. Côté praticité, chacun peut trouver le format qui lui convient, entre flacons compacts et grands volumes. En repoussant sans cesse les limites de l’innovation et du goût, PULP confirme sa volonté d’accompagner les vapoteurs avec des e-liquides toujours plus aboutis.

Avec ces nouvelles références, la marque poursuit le développement de son catalogue en alliant renouvellement des saveurs et adaptation aux attentes des consommateurs.

Interdiction des sachets de nicotine : BAT critique la décision

Interdiction des sachets de nicotine : BAT dénonce une décision contestable

En janvier dernier, le Conseil d’État avait jugé que l’interdiction des sachets de nicotine n’était pas une mesure proportionnée. Pourtant, le gouvernement a décidé d’aller de l’avant, sans consultation des industriels ni débat parlementaire. Cette approche est jugée incohérente par BAT, qui rappelle que la France s’était engagée dans son Programme National de Lutte contre le Tabagisme 2023-2027 à privilégier une régulation équilibrée plutôt qu’une interdiction pure et simple.

Sébastien Charbonneau, Directeur des Affaires Corporatives et Réglementaires de BAT France, regrette cette décision : « Nous sommes profondément indignés que le secteur n’ait pas été consulté pour la mise en application de cette réglementation, qui semble totalement déconnectée des attentes des Français. »

Un risque pour le marché légal et la santé publique

BAT met en garde contre les effets pervers d’une interdiction totale, qui pourrait favoriser l’essor d’un marché parallèle non contrôlé. Selon une étude commandée par BAT et menée par Webdrone, plus de 370 sites internet proposent déjà ces produits en France sans traçabilité ni contrôle de qualité. L’entreprise estime qu’un encadrement strict aurait été une alternative plus efficace pour limiter l’accès aux mineurs tout en assurant la sécurité des consommateurs.

D’autres pays européens, comme la Suède, ont opté pour une régulation des sachets de nicotine plutôt qu’une interdiction. BAT cite l’exemple suédois comme un modèle de lutte contre le tabac qui permet d’offrir des alternatives aux fumeurs adultes tout en préservant la santé publique.

Une demande de dialogue

Face à ce qu’elle considère comme une décision idéologique plus que scientifique, BAT appelle le gouvernement français à revoir sa position et à engager une concertation avec l’ensemble des acteurs concernés. L’entreprise plaide pour une réglementation qui inclurait une interdiction stricte de vente aux mineurs, une limitation du taux de nicotine, ainsi que des restrictions sur les arômes attractifs pour les jeunes.

« Le seul moyen de protéger efficacement les mineurs et d’assurer un contrôle sur ces produits est d’adopter une réglementation intelligente, et non une interdiction qui ne fera qu’alimenter un marché illégal », insiste Sébastien Charbonneau.

Alors que la lutte contre le tabagisme reste un enjeu de santé publique majeur, la question des alternatives à la cigarette continue de diviser. Le débat autour des sachets de nicotine s’inscrit dans une réflexion plus large sur la place des produits de substitution dans les politiques de santé publique.

Sondage IFOP 2025 sur la vape

La lutte contre le tabagisme reste un enjeu majeur de santé publique. Pour mieux comprendre la perception et l’usage de la cigarette électronique en France, Kumulus Vape a mandaté l’IFOP pour réaliser une étude approfondie. Menée auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 fumeurs et vapoteurs majeurs, cette enquête met en lumière les motivations des utilisateurs, leurs attentes, ainsi que les obstacles qui freinent encore l’adoption du vapotage.

La vape, un outil confirmé pour arrêter le tabac

L’un des principaux enseignements de cette étude est la reconnaissance croissante de la vape comme un moyen efficace de sevrage tabagique. 56 % des personnes interrogées considèrent la cigarette électronique comme un outil performant pour arrêter de fumer, une donnée qui confirme les tendances observées ces dernières années.

Encore plus significatif, 61 % des fumeurs décidés à arrêter choisissent la vape pour y parvenir. Ce chiffre marque une progression de +13 points en un an, démontrant que l’adoption de la cigarette électronique comme alternative au tabac gagne du terrain. Toutefois, la proportion de fumeurs envisageant un arrêt du tabac a reculé, passant de 53 % en 2024 à 39 % en 2025. Un signal préoccupant qui souligne la nécessité de renforcer l’information et l’accompagnement des fumeurs.

Des bénéfices économiques et sanitaires indéniables

Outre son efficacité en matière de sevrage, le vapotage est également perçu comme une solution économiquement avantageuse. 83 % des vapoteurs déclarent réaliser des économies importantes depuis leur passage à la cigarette électronique. Avec l’augmentation continue des prix du tabac, cet argument financier joue un rôle clé dans la décision de nombreux fumeurs de faire la transition.

Sur le plan de la santé, 65 % des vapoteurs affirment ressentir une amélioration notable de leur qualité de vie, notamment en termes de souffle, d’endurance et de bien-être général. Cette perception positive est particulièrement marquée chez les 35-49 ans et les catégories socio-professionnelles supérieures, qui semblent plus enclins à considérer la cigarette électronique comme une alternative sérieuse au tabac.

Des idées reçues qui persistent

Malgré ces bénéfices reconnus, des freins demeurent. Près d’un tiers des sondés (30 %) estiment encore que la cigarette électronique est aussi nocive que le tabac fumé. Un chiffre préoccupant qui traduit un manque d’information ou la persistance de fausses croyances autour du vapotage. Pourtant, 50 % des répondants reconnaissent que le tabac est plus dangereux que la vape, un chiffre encourageant mais encore insuffisant au regard du consensus scientifique sur le sujet.

Cette perception erronée pourrait expliquer en partie le ralentissement du nombre de fumeurs souhaitant arrêter le tabac. Un travail de pédagogie reste essentiel pour déconstruire les amalgames et permettre aux fumeurs d’avoir une vision éclairée des solutions à leur disposition.

Fiscalité et réglementation : quelles attentes des consommateurs ?

Autre point clé abordé par l’étude : la taxation et la régulation des produits de vapotage. 51 % des sondés estiment que la cigarette électronique devrait bénéficier d’une fiscalité plus avantageuse que le tabac, reconnaissant ainsi son rôle dans la réduction des risques. En revanche, 30 % considèrent que la vape et le tabac devraient être taxés de la même manière, un chiffre qui souligne la nécessité d’une communication plus claire sur les différences fondamentales entre les deux produits.

La question des arômes, régulièrement remise en cause par les autorités, est également un enjeu central. Plus d’un tiers des vapoteurs (34 %) s’opposent fermement à toute restriction sur les saveurs, tandis que 66 % considèrent que la diversité des arômes joue un rôle clé dans leur réussite à arrêter de fumer. Une donnée essentielle à prendre en compte dans les débats législatifs à venir, alors que plusieurs pays envisagent d’encadrer plus strictement l’usage des arômes.

 

Conclusion : un enjeu d’information et de politique publique

Ce sondage met en lumière une évolution positive dans la perception du vapotage, avec une adoption croissante parmi les fumeurs désireux d’arrêter. Toutefois, il souligne également des lacunes persistantes en matière d’information, qui freinent encore son adoption massive.

Alors que la vape s’impose comme une alternative efficace et plébiscitée, les décideurs publics ont un rôle clé à jouer dans la diffusion d’une information claire et impartiale, mais aussi dans la mise en place d’un cadre fiscal et réglementaire adapté.

L’enjeu est de taille : en misant sur le vapotage comme outil de réduction des risques, la France pourrait accélérer la baisse du tabagisme et améliorer la santé publique, tout en offrant aux fumeurs une véritable opportunité de tourner la page du tabac.

La licence de partenariat : une alternative à la franchise

La licence de partenariat : une alternative à la franchise traditionnelle

Un parcours entrepreneurial stratégique

Jean-Claude Delsart et ses associés se sont lancés dans l’univers de la vape en 2013, à une époque où le marché était encore en plein essor. Avec une expérience préalable dans des secteurs tels que la téléphonie ou les articles de sport, ils ont rapidement identifié les similitudes avec ces marchés, où les indépendants ont progressivement laissé place à des réseaux structurés.

« Nous avons anticipé un scénario similaire dans la vape, où la visibilité et l’organisation deviennent des atouts face à une concurrence croissante. Être affilié à une enseigne nationale comme Arsène Valentin nous permet de bénéficier d’une organisation solide tout en conservant une certaine autonomie, » explique-t-il.

Cependant, il insiste sur un point : son contrat avec Arsène Valentin ne fonctionne pas comme une franchise classique, mais plutôt sous une licence de partenariat. Ce modèle offre la flexibilité d’un contrat de partenariat et une licence d’exploitation, tout en préservant l’essence entrepreneuriale.

Pourquoi Arsène Valentin ?

Parmi les options étudiées, Arsène Valentin s’est imposé grâce à sa philosophie centrée sur le client et à sa souplesse envers les partenaires.

« Le réseau se distingue par son approche humaine et sa capacité à répondre aux besoins des vapoteurs, qu’ils soient débutants ou confirmés. De plus, Arsène Valentin n’impose pas de modèle rigide : nous avons la liberté d’adapter nos gammes ou de proposer des promotions locales en fonction des spécificités de notre clientèle, » précise Jean-Claude Delsart.

Cette flexibilité est essentielle pour des entrepreneurs qui connaissent bien leurs zones de chalandise et souhaitent répondre de manière personnalisée aux attentes des consommateurs.

Un accompagnement sur mesure

Arsène Valentin offre un soutien à chaque étape, qu’il s’agisse de l’ouverture d’un magasin, de l’aménagement des espaces ou encore des opérations quotidiennes. Contrairement à d’autres enseignes, le réseau ne pousse pas à des investissements coûteux en imposant des standards rigides.

« Le bureau d’études de l’enseigne analyse en détail chaque projet et nous permet d’optimiser nos espaces tout en respectant les lignes directrices du réseau. Au quotidien, le soutien reste constant sans être intrusif : outils de gestion performants, formations pour les équipes, et assistance logistique ou commerciale. Cela nous permet de nous concentrer sur notre cœur de métier : le conseil et la vente. »

L’importance de l’emplacement

Le choix de l’emplacement reste un facteur clé dans la réussite d’un point de vente. Arsène Valentin propose des outils performants pour analyser le potentiel des zones de chalandise et choisir des emplacements stratégiques.

Jean-Claude Delsart cite l’exemple d’un magasin de 200 m² ouvert à Sedan, à proximité d’un hypermarché. « Ce positionnement nous a permis de capter une clientèle variée et de réaliser un chiffre d’affaires satisfaisant dès le premier mois. »

Les bénéfices d’un réseau structuré

Être affilié à une enseigne comme Arsène Valentin apporte une crédibilité immédiate auprès des clients, renforçant leur fidélité tout en attirant de nouveaux consommateurs.

« La puissance de négociation du réseau nous permet de bénéficier d’économies d’échelle importantes, notamment sur les achats. Par ailleurs, la communication nationale orchestrée par l’enseigne, que ce soit en magasin ou en ligne, offre une visibilité que nous n’aurions jamais pu atteindre seuls. »

Conseils pour les futurs partenaires

Pour ceux qui envisagent de rejoindre une enseigne, Jean-Claude Delsart insiste sur l’importance du choix de l’emplacement et sur l’investissement personnel :

« Arsène Valentin met à disposition des outils précis pour estimer le potentiel d’une zone et optimiser le démarrage. Mais une fois installé, il est essentiel de s’investir pleinement dans son activité. La franchise est un partenariat : plus on s’implique, plus on en tire de bénéfices. »

Pour les entrepreneurs déjà installés dans la vape, il recommande de considérer ce modèle comme une stratégie de sécurisation face aux évolutions du marché : « Rejoindre un réseau structuré comme Arsène Valentin, c’est allier indépendance et soutien pour pérenniser son activité. »

Avec une philosophie centrée sur le service client et une approche flexible pour ses partenaires, Arsène Valentin continue de s’affirmer comme un acteur clé dans le secteur de la vape.

Un avantage clé de la franchise réside dans sa centrale d’achat, qui permet aux franchisés de se différencier de la concurrence. Grâce à la marque propre, les franchisés bénéficient de tarifs préférentiels, sans avoir à passer par des grossistes. La centrale propose une sélection stratégique basée sur la règle des 20/80, en mettant à disposition des prix compétitifs et les produits essentiels. Bien que l’offre des grossistes reste complémentaire, celle de la centrale se distingue par sa pertinence et la qualité de ses propositions. »

Bulgarie : la vape bientôt interdite ?

Bulgarie : la vape bientôt interdite ? Cette initiative vise à lutter contre le commerce illégal de cigarettes électroniques contenant des substances telles que la marijuana et les cannabinoïdes, qui auraient été détectées à proximité des établissements scolaires et sur le marché noir en ligne. Toutefois, cette approche suscite des réactions dans le secteur du vapotage et parmi les défenseurs de la réduction des risques liés au tabac.

L’Alliance européenne indépendante pour la vape (IEVA) a exprimé ses préoccupations face à cette interdiction généralisée. Son président, Dustin Dahlmann, estime que l’amalgame entre la consommation de substances illicites et l’usage de cigarettes électroniques réglementées est une erreur. Il rappelle que ces dernières n’ont aucun lien avec les produits contenant des drogues.

L’IEVA critique également l’absence de notification préalable à la Commission européenne, procédure pourtant requise par la législation européenne. L’organisation dénonce une mise en application précipitée, sans consultation ni cadre réglementaire clair, qui pourrait fragiliser l’industrie du vapotage en Bulgarie et avoir des conséquences sur les politiques de santé publique.

« Interdire le vapotage aurait des conséquences dramatiques sur la santé publique, car les fumeurs ne pourront plus se tourner vers une alternative 95 % moins nocive que le tabac », affirme Dustin Dahlmann.

L’interdiction des cigarettes électroniques, selon l’IEVA, pourrait priver les fumeurs adultes d’une alternative moins nocive au tabac. L’organisation appelle donc les législateurs bulgares à privilégier des mesures ciblées contre la vente de produits illicites, sans remettre en cause l’accès des fumeurs à des solutions de réduction des risques. Elle se dit prête à collaborer avec les autorités afin d’élaborer une réglementation équilibrée qui prenne en compte les enjeux de santé publique et de lutte contre le marché noir.