La Fédération des Buralistes tape du poing sur la table

Face à une explosion du commerce illégal de tabac en Île-de-France, la Fédération des Buralistes monte au créneau. Dans un contexte de trafics croissants et de saisies records, elle appelle l’État à agir avec fermeté et durabilité. Mobilisation des forces de l’ordre, encadrement renforcé, rôle accru des buralistes : des mesures concrètes sont attendues.

Des saisies records, mais un trafic toujours actif

Les chiffres des dernières opérations « Colbert », menées à l’échelle nationale, témoignent de l’ampleur du phénomène :

  • Colbert I (juin 2023) : 9 tonnes de tabac saisies

  • Colbert II (juin 2024) : 27 tonnes

  • Colbert III (juin 2025) : 37,5 tonnes

En deux ans, les volumes saisis ont été multipliés par plus de quatre. Pour la Fédération, cela montre que « lorsque l’État mobilise ses moyens, les résultats sont là ». Mais elle s’interroge : pourquoi ces opérations restent-elles exceptionnelles alors que leurs effets sont jugés probants ?

Un impact direct sur les commerces de proximité

Sur le terrain, les buralistes franciliens témoignent d’une réalité de plus en plus préoccupante : vente à la sauvette, circuits parallèles visibles à ciel ouvert, clientèle détournée vers des produits non contrôlés… Résultat : les commerces de proximité, soumis à une réglementation stricte et à une fiscalité élevée, peinent à rivaliser.

La Fédération dénonce également une insécurité croissante aux abords de certains points de vente, notamment dans les zones identifiées comme lieux de deal.

Trois revendications clés

Dans ce contexte, les représentants des buralistes d’Île-de-France formulent trois principales demandes :

  • La mise en œuvre d’un plan national ambitieux et durable de lutte contre le « nicotrafic ».

  • L’élargissement du contrat de gérance des buralistes, pour y inclure l’encadrement de la nicotine, avec un rôle accru en matière de prévention et d’éducation.

  • Une mobilisation active des forces de l’ordre, notamment à proximité des établissements et dans les zones sensibles, avec des actions concrètes et des sanctions immédiates.

Une grande collecte prévue à la rentrée

Dans la continuité de l’action symbolique menée le 3 février dernier avec le groupe AGIR, les buralistes d’Île-de-France lanceront à la rentrée une grande collecte de paquets de contrebande. L’objectif : matérialiser l’ampleur du phénomène et interpeller le grand public ainsi que les pouvoirs publics.

Le dispositif prévu :

  • Installation de poubelles dédiées et de sacs transparents dans les bureaux de tabac volontaires pour recueillir les paquets illégaux.

  • Organisation d’une manifestation régionale à Paris afin d’exprimer la colère de la profession et de faire entendre ses propositions.

 

Un message clair : il y a urgence

Pour la Fédération, le tabac de contrebande n’est pas un simple délit : il constitue un fléau économique, social et sanitaire. « L’État doit désormais passer à l’action, de manière claire, régulière et durable », conclut le communiqué.

FIVAPE : la filière française de la vape

En quelques années, les professionnels de la vape français ont su établir une filière nationale, complète et solide, en créant des milliers d’entreprises et d’emplois dans le commerce et l’industrie, mais aussi l’agriculture avec le développement de plantations de tabac uniquement dédiées à la fabrication d’une nicotine française, destinée au vapotage. Alors que les produits du tabac sont 100 % importés sans aucune information d’origine pour les consommateurs, la filière française du vapotage leur garantit des produits de qualité, très contrôlés, qui respectent les réglementations et les bonnes pratiques.

 

 

Quelques chiffres de la vape en France :

Le marché :

D’après le rapport d’étude le plus récent de XERFI – Le marché de la cigarette électronique / décembre 2023 :

– Le marché total de la vape en France est de 1,45 milliard d’euros

– Le marché détenu par des professionnels de la vape indépendants de l’industrie du tabac et de 1,2 milliard d’euros, soit 85 %

Concernant les e-liquides consommés en France :

– 65 à 70 % sont de marques françaises

– 20 à 25 % sont de marques étrangères

– 10 à 15 % sont de marques appartenant à des cigarettiers

Concernant la distribution :

– 60 % des ventes en boutiques spécialisées

– 25 % sur Internet

– 15 % chez les buralistes

Les emplois

La filière de la vape emploie directement plus de 10 000 salariés, et elle contribue également à environ 10 000 emplois indirects.

Dans le commerce et l’industrie, les métiers sont très divers et variés : employés de fabrication, logisticiens et opérateurs, transports, services techniques et qualité, administration, scientifiques, aromaticiens et employés de laboratoires, commerciaux, vendeurs, conseillers, etc.

La défense de la filière indépendante de la vape en France est un enjeu primordial pour la FIVAPE, tant pour la préservation et le développement des emplois qu’elle crée massivement que pour le développement et la préservation de savoir-faire de pointe.

 

 

Le chanvre de mon Père : l’expertise en CBD

En l’espace de quatre ans, la marque a su diversifier ses produits. Tout en continuant d’offrir une gamme alimentaire héritée du savoir-faire paternel, elle a su se lancer dans le marché du CBD avec des produits comme des infusions, des gélules et des fleurs de CBD. La transformation se fait sur place, dans un laboratoire dédié, permettant de maîtriser chaque étape de la production, de la culture à l’extraction.

Mais la transition vers le CBD n’a pas été le fruit du hasard. « Nous avons suivi de près l’évolution de ce marché depuis plusieurs années », explique Nicolas. Inspirés par les tendances venues d’Amérique du Nord, ils ont fait leurs premiers pas dans l’extraction il y a six ou sept ans, se distinguant comme l’un des premiers producteurs français à se lancer dans cette voie. Bien que le marché soit encore dominé par les importations, leur produit français, plus qualitatif et plus traçable, a su séduire les consommateurs.

Ce tournant vers le CBD a également marqué un changement radical dans la manière de cultiver. Tandis que le chanvre alimentaire est cultivé de manière industrielle, en grandes parcelles mécanisées, le chanvre destiné au CBD demande une approche plus fine, proche du maraîchage et de l’arboriculture, nécessitant un entretien minutieux et des cycles de culture spécifiques. Un défi que l’équipe a relevé avec succès, transformant leur savoir-faire traditionnel en une expertise adaptée aux besoins du marché du CBD. Rencontre.

Comment perçois-tu l’évolution du marché du CBD en France ?

J’ai le sentiment que le marché français du CBD n’est pas si grand que ça. Sa profondeur est limitée, et aujourd’hui, il repose principalement sur la vente de fleurs.

Le cœur du marché, ce sont des consommateurs de THC qui cherchent un substitut. Certains veulent réduire ou arrêter leur consommation de THC et se tournent vers le CBD pour un effet plus doux, sans les effets psychotropes.

En ce qui me concerne, je suis davantage axé sur le CBD en tant que complément alimentaire plutôt que sur la fleur. J’ai des clients fidèles qui l’utilisent pour soulager des douleurs ou améliorer leur sommeil, mais ce marché est bien plus restreint. La réglementation freine énormément l’arrivée de nouveaux consommateurs, ce qui limite la croissance du secteur.

Je pense que le marché français du CBD atteint vite un point de saturation. Il y aura toujours une demande, mais elle reste contrainte par le cadre légal et la perception du grand public.

 

 

En quoi la réglementation te pose problème ? Quel impact a-t-elle directement sur ton exploitation ?

Je pense qu’elle freine l’arrivée de nouveaux consommateurs et limite mon expansion. Un exemple concret : toute la réglementation autour des tests de THC, notamment lors des contrôles routiers. Une personne qui a des problèmes de sommeil et cherche une solution a plusieurs options : CBD, mélatonine, somnifères… Mais si on lui dit que le CBD peut lui faire perdre son permis, elle choisira autre chose, ce qui est logique. Pourtant, ce n’est pas avéré que les tests salivaires soient positifs après consommation de CBD. Mais c’est ce qui est véhiculé partout, et ça crée une sorte d’épée de Damoclès pour les nouveaux consommateurs.

Votre terroir a-t-il une influence sur la culture du chanvre ?

Oui, comme pour le vin, chaque terroir laisse son empreinte. Le chanvre, comme toute plante, subit des stress environnementaux tout au long de sa croissance, ce qui influence la composition des terpènes et d’autres molécules. Une même variété ne développera pas exactement les mêmes caractéristiques si elle est cultivée en Bretagne ou dans le Sud de la France.

Cela dit, la génétique reste déterminante, représentant environ 80 à 90 % du résultat final. Les 10 à 20 % restants dépendent du terroir, des conditions climatiques et des pratiques agricoles, notamment les amendements utilisés et l’entretien apporté à la plante.

Quand vous parlez de génétique, vos plantes restent-elles naturelles ?

Bien sûr ! Toutes nos plantes sont bio et naturelles. Lorsqu’on parle de génétique, il ne s’agit pas d’OGM, mais de sélection variétale, comme cela existe pour de nombreuses cultures.

Prenons l’exemple de la tomate : une tomate cerise et une tomate de conserve restent des tomates, mais elles ont des génétiques différentes. L’homme a sélectionné certaines caractéristiques – taille, goût, couleur – pour obtenir des variétés adaptées à des usages spécifiques. C’est exactement la même chose pour le chanvre.

Le chanvre industriel et le chanvre CBD n’ont pas la même génétique. Ce sont deux lignées distinctes, chacune adaptée à un usage particulier.

Dans le cannabis, on trouve parfois des fleurs de CBD légèrement violettes. Comment se fait cette sélection génétique ?

Dans la génétique du cannabis, il existe des phénotypes qui présentent naturellement cette couleur violette. Pour obtenir une lignée stable, on sélectionne ces plantes et on les fait se reproduire entre elles, jusqu’à fixer la caractéristique recherchée. C’est ainsi que les grands noms du cannabis ont créé des variétés célèbres comme White Widow ou AK-47. Cette approche est la même, que ce soit pour du CBD ou du chanvre industriel : on travaille sur des lignées génétiques spécifiques.

 

 

Mais toi, tu procèdes différemment ?

Oui, car en France, il est interdit de faire de la sélection variétale en tant que telle. Nous n’avons pas le droit de faire des boutures ni de cloner nos plants. Ce que je fais, c’est acheter des semences certifiées au catalogue européen et cultiver uniquement celles qui sont autorisées.

Quelles variétés de CBD cultives-tu ?

Cette année, on en avait une douzaine, parmi lesquelles l’Ennectiliania, la Norwest, l’Ennectarol (qui est du CBG), ou encore la Midwest. Ce sont des variétés certifiées, censées garantir un taux de THC inférieur à 0,3 %.

 Mais ce taux peut-il varier ?

Oui, il varie en fonction de plusieurs facteurs : le stress que subit la plante, l’ensoleillement, les conditions de culture… C’est comme un pommier dont les fruits peuvent être plus ou moins sucrés selon les années et les conditions climatiques.

Et si une plante dépasse la limite des 0,3 % de THC ?

On fait de l’extraction. Lorsqu’une plante a un taux de THC trop élevé, elle a généralement aussi un taux de CBD plus élevé. L’idée est donc d’extraire les cannabinoïdes et de les reformuler pour obtenir une concentration en THC conforme à la réglementation.

Comment fais-tu pour contrôler ces taux ?

On réalise des analyses régulières au cours de la culture. On sait qu’à un certain stade de floraison, on atteint un pic de CBD avant que le THC n’augmente trop. Il faut donc bien surveiller pour récolter au bon moment. Et si jamais le THC dépasse la limite, l’extraction permet de rectifier le tir en ajustant les concentrations.

 

 

Quels sont tes clients ? Ton réseau est constitué de professionnels ou de particuliers ?

45 % de mon chiffre d’affaires provient de magasins, environ 110 points de vente. Une grosse partie sont des magasins bio. J’ai quelques CBD shops, mais pas tant que ça, uniquement ceux qui recherchent du produit français et traçable. Beaucoup d’autres privilégient des produits à forte marge et à taux de CBD élevé, ce qui ne correspond pas à mon approche du spectre naturel. C’est pareil pour les vape shops, d’ailleurs : ils sont souvent polyvalents et vendent aussi du CBD. J’ai aussi une vingtaine de pharmacies qui distribuent mes infusions et compléments alimentaires, mais pas la partie alimentaire.

Et en BtoC ?

En BtoC, on vend principalement en ligne. On expédie plus d’une centaine de colis par mois. On participe aussi à des salons, souvent des salons bio, à Paris, Lyon, etc., où on va chercher directement les consommateurs. Mon cœur de cible est plutôt tourné vers l’artisanat et le naturel.

Enfin, on vend aussi directement sur l’exploitation, avec un volet agro-tourisme. On organise des visites des champs de chanvre en pleine floraison, avec des explications pédagogiques sur la plante et sa transformation. Les visiteurs peuvent toucher, sentir, comprendre la culture du chanvre et, à la fin, déguster les produits. C’est une approche plus immersive et familiale, qui permet de créer un vrai lien avec le client.

Est-ce que tu peux me citer trois best-sellers de tes ventes ?

Les miels au CBD, notamment les grogs, plaisent beaucoup. Ce sont des préparations à base de miel qu’on utilise en infusion. On a par exemple un booster immunité avec gingembre, citron, propolis et CBD, parfait pour les maux de gorge. Un autre est axé sur le sommeil, avec des huiles essentielles et du CBD. Le dosage en CBD est suffisant pour un effet équivalent à une prise sublinguale.

Ensuite, les gélules au CBD fonctionnent très bien. C’est une forme galénique plus accessible que l’huile en gouttes sous la langue, qui reste méconnue du grand public, sauf chez ceux qui s’intéressent à la phytothérapie. De plus, notre huile a un goût fort et brut, car elle est très peu transformée. Les gélules permettent d’éviter cet aspect et plaisent beaucoup.

Enfin, les infusions au CBD rencontrent toujours du succès. C’est un format simple, que tout le monde connaît et utilise, donc elles trouvent facilement leur public.

 

 

Et en fleurs, quelles sont les variétés que tu aimes bien ?

La Norwest est une de nos favorites. C’est une très belle fleur, vraiment. Cette année, on a aussi travaillé sur d’autres variétés incroyables, qui viennent d’un autre univers. Mais si je devais retenir une variété de l’année précédente, ce serait la Nord-Ouest, sans hésitation.

Est-ce que tu as des projets de développement ?

Oui, on aimerait développer une gamme cosmétique. C’est un challenge, car la réglementation est compliquée si on veut rester fidèle à nos valeurs et utiliser du spectre naturel plutôt que des isolats de CBD. C’est là notre plus gros défi : proposer des cosmétiques qui respectent à la fois notre philosophie et les contraintes réglementaires.

Comment fais-tu ton choix quand tu achètes des graines ?

Je n’achète que des graines. Nous ne prenons jamais de plantes ou de boutures, car cela n’est normalement pas légal. En tant que membre d’associations de producteurs, nous échangeons beaucoup d’informations et partageons nos expériences. Par exemple, nous demandons comment les graines ont réagi, leur taux de germination, etc. En effet, il y a souvent une grande différence entre ce qui est annoncé par le semencier et la réalité. Les graines coûtent très cher, donc il est crucial de s’assurer qu’elles produisent des résultats satisfaisants. Nous nous appuyons aussi sur les retours des fournisseurs, les cahiers d’échange et les rapports de culture. Ensuite, nous testons les graines, et en fonction des résultats, nous faisons de la sélection pour garder les meilleures variétés et les replanter chaque année.

 

 

Est-ce que tu penses que la filière française du chanvre ou du CBD a de l’avenir face à la concurrence internationale ?

Oui, je suis convaincu que la filière française a un bel avenir. Nous produisons déjà de très bons produits. Cependant, la réglementation actuelle ne nous aide pas vraiment. Il est évident que les consommateurs sont prêts à payer des prix raisonnables pour des produits de qualité, ce qui pourrait permettre de rémunérer correctement la filière française. Le véritable défi réside dans la distribution, où les producteurs français ne sont pas toujours favorisés. Lorsque je montre nos fleurs à certains shops, ils sont souvent étonnés par la qualité. Cela prouve que, même face à la concurrence internationale, les producteurs français peuvent se distinguer. Mais pour que cela fonctionne, il faut que tout le monde dans la chaîne de production et de distribution joue le jeu.

Quels sont les problèmes au niveau de la distribution ?

Le principal problème réside dans le fait que les distributeurs préfèrent souvent acheter des produits de moindre qualité, comme du « faux suisse » provenant d’Uruguay ou ailleurs, qui sont souvent pulvérisés avec des terpènes ou des cannabinoïdes de synthèse. Ces produits sont vendus à des prix très compétitifs, ce qui crée une distorsion de marché. Par exemple, à 200 euros le kilo, je ne couvre même pas mes coûts de production, qui sont plutôt autour de 250 euros. Si je vendais à ce prix-là, ce serait uniquement pour la gloire, et non pour faire fonctionner mon entreprise.

Le marché est-il déréglé selon toi ?

Oui, je pense que le marché est clairement déréglé. Dans d’autres secteurs, des marges de 8 à 10 fois ne sont pas la norme. Par exemple, dans l’alimentaire, les marges sont autour de 1,5 fois, c’est-à-dire qu’on gagne 50 % du prix d’achat. Dans les secteurs de la cosmétique ou des compléments alimentaires, les marges sont plutôt de 1,8 à 2 fois. Mais dans le secteur du CBD, des marges de 8 à 10 fois, c’est un véritable hold-up, c’est du vol. Et même si on imposait des marges plus raisonnables, je ne suis pas sûr que beaucoup de CBD shops survivraient à cela.

 

Vapexpo Lyon 2025 : La Convention

Un moment stratégique dans l’année

Vapexpo Lyon – La Convention s’inscrit comme une étape clé dans le calendrier professionnel de la vape. Placé juste avant la période hivernale, ce salon est une opportunité de communication idéale pour les marques qui souhaitent renforcer leur présence sur le marché.

Un format repensé pour plus d’efficacité

Pensé exclusivement pour les professionnels, ce rendez-vous B2B accueillera près de 70 exposants dans un format volontairement resserré, mais toujours convivial et productif. Cette année, nous avons fait évoluer notre approche pour répondre aux attentes du marché :

– Stands en blocs clé en main

– Formules simplifiées pour les exposants

– Parcours optimisé pour fluidifier l’expérience visiteurs

Notre objectif : rendre chaque échange plus fluide, chaque rencontre plus efficace, chaque présence plus rentable.

 

 

Un salon compact, mais incontournable

Moins vaste que Paris, Vapexpo Lyon reste un événement incontournable de l’année. Les plus grandes marques françaises et internationales seront présentes pour :

– Présenter leurs nouveautés

– Consolider leurs réseaux

– Initier de nouveaux partenariats

Plan du salon : https://vapexpo-france.com/exposants-lyon-2025/

Inscription par email : contact@vapexpo-france.com

Support Téléphonique : 01 81 87 10 63

À très bientôt à Lyon !

Patrick Bedué Fondateur et Président de Vapexpo

Light Dep : une culture hybride et artisanale du chanvre bien-être

Light Dep : une culture hybride et artisanale du chanvre bien-être

La culture du chanvre bien-être évolue en France sous l’influence des nouvelles attentes des consommateurs, des impératifs environnementaux et des exigences réglementaires. C’est dans ce contexte que Les Plantes de Tomine, producteurs de chanvre bien-être et de plantes médicinales, et Terpz en Herb, fondé par un expert des cultures californiennes, unissent leurs savoir-faire pour tester une méthode encore méconnue dans l’Hexagone : le Light Dep, ou Light Deprivation.

Contrairement à la culture indoor, le Light Dep ne repose pas sur un environnement totalement artificiel. La méthode consiste à contrôler la durée du jour grâce à des bâches occultantes, déclenchant ainsi la floraison de manière anticipée tout en profitant des apports naturels du soleil, du vent et d’un sol vivant. Résultat : une production à la croisée des chemins entre la serre classique et la culture en intérieur, sans les coûts énergétiques élevés ni l’empreinte carbone associés à cette dernière.

Sur 500 m², cette expérimentation vise plusieurs objectifs : avancer les récoltes pour éviter les risques sanitaires de l’automne, améliorer la qualité florale des plantes et explorer de nouveaux profils aromatiques. Les fleurs ainsi produites seront proposées en vente directe et aux professionnels, sous forme de fleurs séchées ou de résines riches en CBD.

Ce projet illustre une volonté commune : professionnaliser la filière chanvre bien-être sans céder à une industrialisation massive. « On ne prétend pas réinventer la roue, mais expérimenter une forme d’hybridation agricole plus cohérente avec notre époque », résument les porteurs de l’initiative. Une démarche artisanale et régénérative qui entend marier respect du vivant et innovation technique.

La vape sous pression fiscale

Une taxe de plus ? Pas tout à fait. Maître Arnaud CONSTANT (avocat en matière de droit commercial et financier) explique que le droit d’accise, contrairement à la TVA, n’est pas une taxe sur la valeur ajoutée, mais une taxation sur le volume produit ou mis sur le marché. En clair, chaque millilitre de liquide pourrait être taxé à hauteur de 15 centimes, voire plus. Ce type de fiscalité existe déjà dans plusieurs pays européens comme la Belgique ou l’Allemagne. En France, le sujet est revenu sur le devant de la scène lors des débats sur la Loi de Finances, à travers une proposition de l’élu Charles de Courson. La vape sous pression fiscale ? On vous dit tout.

Au-delà du chiffre, c’est le principe même d’une telle taxation qui interroge : en France, les droits d’accises sont traditionnellement appliqués à des produits jugés nocifs pour la société — alcool, tabac, pétrole. Intégrer la vape dans cette liste envoie un message fort : celui que la cigarette électronique serait un produit « à risques », alors qu’elle est précisément conçue pour sortir les fumeurs du tabac.

L’enfer administratif en embuscade

Instaurer un droit d’accise, ce n’est pas seulement faire grimper les prix. C’est aussi ouvrir la porte à une nouvelle tutelle administrative : celle des douanes. Les fabricants devraient alors repenser leur logistique de fond en comble. Stockage des produits sous contrôle douanier, tenue d’une comptabilité matière dédiée, statut d’entrepositaire agréé… La liste des contraintes est vertigineuse.

Jean Moiroud, président de la FIVAPE et fondateur de The FUU, décrit l’absurdité de la situation : pour exporter en Allemagne, il a dû commander des timbres fiscaux à 35 000 euros l’enveloppe, juste pour quelques échantillons. Avec une production quotidienne de dizaines de milliers de flacons, l’impact sur la trésorerie devient colossal : chaque jour, des centaines de milliers d’euros pourraient être immobilisés rien que pour acheter les timbres fiscaux.

Une taxation sans justification sanitaire

Le cœur du problème reste cependant idéologique et sanitaire. Taxer la vape, c’est considérer qu’elle présente une externalité négative — autrement dit, qu’elle nuit à la société. Or, tous les travaux sérieux s’accordent à dire qu’elle constitue une alternative nettement moins nocive que la cigarette, dont elle aide des millions de personnes à se sevrer.

En France, où 30% des adultes fument encore, la vape représente un enjeu de santé publique majeur. Appliquer une fiscalité dissuasive reviendrait à freiner son accessibilité, au risque de renforcer le tabagisme, au lieu de l’endiguer. En Suède, où les taux de tabagisme sont tombés sous les 5%, une telle mesure pourrait être envisageable. Mais ici, elle serait contre-productive.

 

Qui dit Douane, ne sous-entend pas forcément « import/export »

Dès qu’un produit est soumis à accise, il devient un produit fiscalisé, donc potentiellement détournable. Les douanes sont donc en droit de surveiller même un transport intra-national, pour éviter le marché noir. Et ça, c’est un autre danger : chaque mesure restrictive sur la vape — taxes, interdictions d’arômes — crée une flambée parallèle du marché noir. « C’est une constante, une symétrie quasi parfaite » explique Jean Moiroud.

Des scénarios alternatifs à inventer

Face à cette pression, la FIVAPE, soutenue par des experts comme Maître Arnaud Constant, se mobilise pour construire des propositions alternatives politiquement acceptables. Il s’agit de raconter une autre histoire aux décideurs : celle d’un secteur responsable, innovant, porteur d’un impact positif pour la société. Mais pour cela, il faut se battre — et ne pas céder à la tentation du compromis fiscal.

Car non, il n’y a pas de “bonne” taxe sur la vape. Accepter un droit d’accise, c’est valider une logique de stigmatisation, renier l’essence même du combat mené depuis plus de dix ans par les acteurs du secteur. Et à l’heure où le marché noir se développe partout où la vape est bridée ou taxée, il est urgent de tirer les leçons des erreurs déjà commises ailleurs.

Jean Moiroud : « Avec ma double casquette d’industriel et de président de la FIVAPE, je préfère ne pas me projeter dans le cauchemar administratif que cela représenterait pour mon entreprise. Sinon, je risquerais de me démotiver, alors qu’il faut garder de l’énergie pour défendre la filière. »

Maître Arnaud Constant :
« Il va falloir être très combatifs. Déjà, 19 pays de l’UE, dont la Belgique et l’Allemagne, ont mis en place un droit d’accise sur la vape. Et 17 États membres, dont la France, ont officiellement demandé à la Commission européenne une harmonisation des droits d’accise. On est sur une pente glissante. »

La preuve par l’exemple.

Basée en Belgique jusqu’en 2024, LiquidLab s’est fait un nom dans le monde de la vape grâce à son expertise pointue en conception d’arômes « maison ». Bertrand Rose, aromaticien principal, explique que contrairement aux formules toutes prêtes importées par de nombreux concurrents, son laboratoire élabore ses molécules en interne, offrant une souplesse importante face aux évolutions réglementaires.

« Moi je ne fais que des arômes, je conçois directement les molécules », résume-t-il. « Telle molécule interdite, on peut s’adapter, là où d’autres (acteurs) sont bloqués. »

Cette agilité n’a pourtant pas suffi à compenser l’effet d’une taxe jugée « excessive » sur les matières premières. Imposée au même titre que les liquides finis, elle reposait sur un barème identique à celui appliqué aux e‑liquides, sans distinction entre arômes et produits destinés à la consommation alimentaire.

« Ils nous demandaient des sommes trop élevées », poursuit Bertrand Rose. « On a beaucoup de matières premières – ça fait des assises extrêmement élevées. Et la douane belge est sans concession : contrôles systématiques, réglementations draconiennes. »

Concrètement, cette fiscalité a eu un impact direct sur les coûts de production. LiquidLab a dû revoir ses étiquettes, désormais soumises à de nouvelles obligations : chaque molécule composant l’arôme doit être listée, y compris le dosage, en trois langues. Ce changement, annoncé « du jour au lendemain », a représenté un « chantier » administratif et logistique substantiel.

« Au début, on évoquait seulement des étiquettes spécifiques, puis trois mois plus tard, la taxe était là : j’ai dû tout revoir », raconte-t-il.

Le déménagement du laboratoire hors de Belgique s’est donc imposé comme une nécessité. Plus qu’un simple transfert de lignes de conditionnement, il a impliqué le déménagement d’équipements sensibles : GC‑MS, HPLC et autres installations de haute sécurité pour stocker des solvants inflammables.

« Ce n’est pas comme déplacer des machines d’embouteillage : un labo, c’est plus complexe. Il y a des pièces sécurisées, des contraintes sur chaque substance », détaille l’aromaticien.

Face à ces défis, LiquidLab a accéléré son projet de relocalisation : un tournant stratégique pour maintenir ses marges et préserver sa capacité d’innovation. L’histoire de Bertrand Rose illustre la double exigence du secteur : innover sans cesse tout en naviguant dans un maquis fiscal et réglementaire de plus en plus serré.

 

LiquidLab troque la frite pour le béret. (C’est un cliché mais on s’en fout.)

Après avoir quitté la Belgique en 2024, LiquidLab a rapidement jeté son dévolu sur la France, « notre marché principal », souligne Bertrand Rose. La proximité géographique et l’absence, à l’époque, de taxe équivalente en France ont rendu cette décision évidente. « On traversait la rue, on était en France », littéralement, rappelant que l’enseigne était déjà très connue de l’autre côté de la frontière.

Pour autant, le quotidien du laboratoire n’a pas radicalement changé : « Réglementations, contrôles… c’est pareil des deux côtés », explique l’aromaticien. Seule nuance : un peu moins de surveillance en France, même si « un labo reste un labo », avec ses contraintes de sécurité pour stocker solvants et équipements sensibles (GC‑MS, HPLC, etc.).

En revanche, la taxonomie belge a fortement pesé sur les volumes écoulés : les ventes sur place « ont chuté », laissant le champ libre au marché noir. LiquidLab a dû adapter ses conditionnements pour limiter la facture fiscale : les flacons de 100 ml sont passés à 80 ml, ceux de 75 ml à 40 ml, afin de réduire le montant des « assises » par millilitre. Conséquence : des stocks séparés France/Belgique, un nouveau système logistique et un chantier d’étiquetage encore plus complexe.

« La taxe, c’est plus un problème de volume que de taux : plus tu mets de liquide, plus tu payes », résume Bertrand Rose. À tel point que les pods (2 ml) deviennent des alliés des cigarettiers : leur faible contenance rend la taxe quasi indolore sur un pack à 5 €.

L’aromaticien détaille le casse‑tête douanier belge : « Nous avons dû ouvrir un dépôt fédéral pour coller nous‑mêmes les timbres fiscaux. Chaque flacon ne doit pas dépasser un carré délimité au sol : la douane peut venir compter les timbres, vérifier les commandes… Un dossier indigeste », confie‑t‑il.

Et si la France épousait le modèle belge ?

Interrogé sur l’éventualité d’une taxe similaire en France, Bertrand Rose ne mâche pas ses mots :

– Pour les shops, « ce serait la fin ». Sans trésorerie suffisante, ils ne pourraient plus avancer les « assises » aux fabricants, qui, en retour, exigeraient un paiement à la commande.

– Pour les marques, la complexité logistique et douanière se dupliquerait : stocks cloisonnés, dépôts fédéraux, étiquetage draconien… un coût humain et financier renforcé.

– Pour les consommateurs, « une augmentation du marché parallèle » et un retour possible au tabac, moins taxé et sans contraintes de conditionnement.

Cette expérience belge illustre la vulnérabilité du secteur face à des politiques fiscales rigides : alors que l’innovation aromatique et la réduction des risques sont au cœur du modèle de LiquidLab, la fiscalité peut rapidement en devenir l’obstacle majeur. Un avertissement précieux pour la France, où le débat sur l’imposition de la vape est déjà bien engagé.

Face au casse‑tête des « accises » fiscales

Au cœur de la polémique belge, les « accises » représentent le principal levier de taxation des e‑liquides et des arômes. Bertrand  explique le mécanisme : lorsqu’une entreprise souhaite obtenir des timbres fiscaux pour écouler ses produits, elle doit d’abord immobiliser une somme équivalente au montant des droits à payer.

« Par exemple, tu bloques 200 000 € ; dès que ces fonds sont engagés, tu peux commander pour 200 000 € de timbres », détaille Bertrand. « Mais la taxe devient réelle uniquement lorsque les timbres sont « mis en vente » : ils passent en régime suspensif, puis tu payes. »

Concrètement, une commande de 2 000 € d’arômes peut générer près de 9 000 € d’assises. Une fois le stock « timbré », la TVA s’ajoute au total :

  1. Montant HT du produit (ex. 5 € pour un flacon)
  2. Assise fiscale (ex. 12 € pour un flacon de 100 ml)
  3. TVA sur la somme cumulative

« Tu payes deux fois : d’abord l’immobilisation, puis la taxe. Si tu ne peux pas honorer, la douane prélève sur tes réserves », prévient l’aromaticien. »

Conséquences pour les shops et les marques

– Les boutiques indépendantes : sans trésorerie suffisante pour bloquer les fonds, elles se retrouvent exclues : impossible d’avancer les assises, pas de délai de paiement.

– Les fabricants : contraints de recourir à des prestataires agréés ou, pour les plus importants, de créer eux‑mêmes un dépôt fédéral. LiquidLab a opté pour cette seconde solution en Belgique, doublant ainsi ses charges administratives.

– Les cigarettiers (pods) : bénéficient d’un avantage indirect : leurs recharges de 2 ml entraînent une taxation marginale (quelques dizaines de centimes), indolore pour le consommateur.

« Un shop qui achète un flacon de 80 ml paie 12 € de taxe. Ajoute‑y la TVA : c’est rédhibitoire », résume t’il. En France, l’aromaticien n’envisage pas de timbres similaires : « Je vois plutôt un système calqué sur celui du tabac, avec un opérateur logistique comme Logista. Mais je ne sais pas s’ils seraient prêts à gérer les e‑liquides. » L’expérience belge de LiquidLab offre une mise en garde : si la France suit cette voie, le secteur de la vape, déjà fragile, risque une profonde mutation, où seuls les acteurs les mieux armés financièrement sauront perdurer.

 

Aucune concertation

Interrogé sur sa participation aux discussions préalables à la mise en place de la taxe belge, Bertrand Rose ne cache pas son amertume :

« Non, non, non, du tout. On n’a pas eu le moindre écho », insiste‑t‑il. « Ils ont organisé une réunion d’information, en mode question‑réponse, mais à toutes mes questions, je n’ai obtenu aucune réponse. »

Cette absence de dialogue nourrit un ressentiment profond chez l’aromaticien, qui voit dans la démarche belge un processus unilatéral, déconnecté des réalités du terrain.

Un avertissement aux autorités françaises

S’adressant aux futurs législateurs hexagonaux, il lance un avertissement sans détour :

– Un marché fragilisé : « Ça va tuer le marché », prévient‑il. Sans trésorerie pour assumer les assises, de nombreux shops et petits fabricants n’y survivront pas.

– Emplois menacés : « Plein d’emplois vont être perdus », enchaîne‑t‑il, alors que les boutiques indépendantes peinent déjà à soutenir des coûts de production majorés.

– Consommateurs pénalisés : l’augmentation brutale des prix « transformera le budget vape en bloc », rendant la pratique inabordable pour certains usagers.

Pour Bertrand Rose, la France a une solution de rechange : collaborer avec un opérateur logistique spécialisé, à l’instar de Logista pour le tabac, plutôt que d’imposer un système de timbres fiscaux indigeste.

Les puffs, bouc émissaire facile

Enfin, l’aromaticien dénonce le recours à l’argument des puffs pour justifier une taxation globale :

« L’État amalgame puffs jetables et vape traditionnelle pour “protéger les jeunes”. C’est une excuse facile, mais malhonnête. La vape est là pour aider les fumeurs, jeunes ou moins jeunes. »

Selon lui, le ciblage des arômes « frais » ou « fruités » sous prétexte de freiner l’accès des mineurs relève plus d’une posture politique que d’une réponse efficace :

– Listes de molécules interdites : « Ils publient une nouvelle liste tous les trois mois », pointe‑t‑il, rendant la formulation d’arômes quasiment impossible.

– Absence de nuance : « La vape, c’est pour aider à arrêter de fumer, même chez les jeunes », rappelle‑t‑il, en faveur d’une approche axée sur la réduction des risques plutôt que sur la répression.

L’expérience belge de LiquidLab constitue ainsi un cas d’école : sans concertation, des mesures fiscales peuvent rapidement déstabiliser un secteur déjà en quête de reconnaissance et pousser ses acteurs vers des choix stratégiques coûteux et contraignants.

Encadrer plutôt que taxer : la voie proposée 

Face au constat d’une fiscalité punitive en Belgique, Bertrand Rose insiste sur l’urgence d’une réglementation sur-mesure, fruit d’un réel dialogue entre pouvoirs publics et professionnels du secteur :

« Une taxe, ce n’est pas une alternative : c’est une forme d’interdiction », tranche-t‑il. « La vape n’est pas du tabac ; sa nocivité est différente. Pour grandir, le marché a besoin de règles claires, co-construites avec les fabricants. »

Construire un cadre réglementaire précis

  • Impliquer les experts : associer laboratoires, aromaticiens et boutiques indépendantes à la définition des normes (composition, étiquetage, sécurité).
  • Clarifier les définitions : distinguer formellement la vape du tabac pour éviter les confusions fiscales et sanitaires.
  • Adapter les contrôles : mettre en place des inspections ciblées et proportionnées, à l’instar de celles prévues pour l’alimentation ou la cosmétique.

« Si demain, l’État se concertait vraiment avec le secteur, on pourrait bâtir une réglementation nette, précise », assure Bertrand Rose. « Cela ferait évoluer et grandir le marché ; une taxe, au contraire, étouffe tout. »

Une taxe inévitable ?

Conscient que la manne fiscale est tentante pour les États, l’aromaticien admet que « la France finira probablement par imposer quelque chose ». Il cite l’exemple du Royaume-Uni, qui envisage lui aussi une taxation sur la vape.

« L’État a besoin d’argent ; tout le monde le sait. Mais sans cadre réglementaire solide, la taxe ne fera qu’asphyxier un secteur en pleine innovation », prévient-il.

 

🔍 Les conséquences concrètes sur les vape shops – En 6 points

  1. Trésorerie sous pression
    Les boutiques doivent avancer le montant des « assises » dès la commande (bloquer des fonds pour l’achat des timbres fiscaux), sans délai de paiement.
  2. Hausse des coûts unitaires
    Exemple : un flacon de 80 ml supporte environ 12 € de taxe, puis la TVA. Le prix de revient d’un seul produit peut plus que doubler.
  3. Gestion logistique alourdie
    Stocks séparés (France vs. Belgique), conditionnements spécifiques (contenances réduites pour limiter la taxe), étiquetage trilingue exigeant.
  4. Complexité douanière
    Obligation d’ouvrir ou de passer par un dépôt fédéral pour pouvoir coller les timbres ; contrôles permanents (comptage des timbres, vérification des réserves).
  5. Concurrence du marché parallèle
    Face à des tarifs prohibitifs, un recours accru aux circuits non régulés est à craindre, au détriment des boutiques légales.
  6. Risque de disparition des petites structures
    Sans trésorerie ni moyens logistiques, les shops indépendants peinent à absorber ces contraintes et pourraient mettre la clé sous la porte.

NDLR : la première partie de l’article est tirée d’une conférence sur la taxe réalisée au Vapexpo 2025. Merci aux différents intervenants et à Olivier Eynaud qui a dirigé cette rencontre.

 

Sucralose ou néotame ? Une étude tranche pour la vape

Les marques de vapotage ELFBAR et LOST MARY ont dévoilé les résultats d’une étude scientifique évaluant l’impact de deux édulcorants couramment utilisés dans les produits de vapotage aromatisés : le sucralose et le néotame. Publiée dans la revue Frontiers, cette étude vise à mieux comprendre les effets de ces additifs sur la libération de métaux lourds et la viabilité cellulaire lors de l’utilisation quotidienne des dispositifs.

Commandée par les deux marques et soumise à l’évaluation par des pairs, l’étude conclut que le néotame présente un profil de sécurité plus favorable que le sucralose. Les analyses montrent notamment que les liquides contenant du néotame génèrent des aérosols avec des concentrations plus faibles en métaux lourds et affichent une toxicité cellulaire moindre. À l’inverse, une corrélation a été observée entre l’augmentation du taux de sucralose et celle des concentrations de métaux lourds dans les aérosols.

À la lumière de ces résultats, ELFBAR et LOST MARY affirment avoir réduit l’usage du sucralose dans leurs formulations, privilégiant le néotame ainsi que d’autres édulcorants bénéficiant d’un meilleur profil toxicologique.

« Cette étude fournit des données scientifiques importantes qui renforcent notre engagement envers des formulations à risque réduit », a déclaré Samuel Fu, directeur de la recherche et du développement chez ELFBAR et LOST MARY. Il précise que ces travaux s’inscrivent dans une démarche continue d’amélioration de la sécurité des produits destinés aux utilisateurs adultes.

Les deux marques soulignent également l’importance des arômes dans la réduction des risques liés au tabagisme, tout en insistant sur la nécessité de renforcer la sécurité des additifs utilisés. Elles annoncent poursuivre leurs recherches sur les édulcorants dans le cadre de protocoles rigoureux mêlant analyses chimiques et tests de cytotoxicité.

*Article tiré du communiqué de presse publié par ELFBAR et LOST MARY

FUMOT va présenter son pod double saveur Ultra T32000

FUMOT dévoile une nouvelle innovation au World Vape Show 2025 : le pod double saveur Ultra T32000


Le World Vape Show de Dubaï, rendez-vous de l’industrie mondiale du vapotage, accueillera cette année le lancement d’un nouveau produit annoncé comme « révolutionnaire » (vous vous doutez bien…) par son fabricant. FUMOT, entreprise basée à Shenzhen et spécialisée dans les technologies de vape, y dévoilera officiellement l’Ultra T32000, un pod à double saveur présenté comme une réponse concrète aux attentes des vapoteurs adultes en matière de confort, de diversité et de durabilité.

La principale innovation de ce modèle réside dans son embout rotatif, qui permet de passer d’un e-liquide à un autre sans avoir à changer de dispositif ou de cartouche. Un système pensé pour les utilisateurs adeptes de plusieurs saveurs au cours de la journée. Le pod est équipé de deux réservoirs distincts, pour une contenance totale de 24 ml d’e-liquide, garantissant une autonomie prolongée et limitant les manipulations.

 

FUMOT to Unveil Ultra T32000 Dual-Flavor Vape at World Vape Show Dubai 2025

 

Au-delà de cet aspect pratique, FUMOT met en avant plusieurs arguments liés à la conformité et à l’écoresponsabilité. Le T32000 répond aux exigences strictes de la Directive sur les Produits du Tabac (DPT), en vigueur au sein de l’Union européenne. Il intègre également un réservoir transparent pour une lecture instantanée du niveau de liquide, et se distingue par sa batterie amovible, permettant une réduction significative des déchets électroniques.

Avec ce lancement, FUMOT entend affirmer sa position d’acteur technologique sur un segment de marché en pleine mutation. « Ce dispositif combine flexibilité, confort et durabilité dans un format compact », déclare Sunny, CEO de la marque. « Nous sommes convaincus qu’il pose de nouvelles bases pour les produits de vape haut de gamme ».

Présenté au stand n°1205 du World Vape Show, l’Ultra T32000 pourrait bien marquer l’un des temps forts de cette édition 2025, en offrant un aperçu des futures tendances en matière de vapotage personnel.

Substituts nicotiniques : la vape s’impose face au tabac

La vape s’impose face au tabac. Réalisée auprès de plus de 10 000 personnes dans cinq pays européens, l’enquête internationale menée par OpinionWay pour Nicotine World en mai 2025 dresse un panorama éclairant de l’usage des substituts nicotiniques. Au cœur de ce paysage, la cigarette électronique s’impose comme l’une des alternatives les plus utilisées… et les plus efficaces, selon les usagers eux-mêmes.

Parmi les consommateurs actuels de substituts, la vape figure en bonne place, juste derrière les cigarettes traditionnelles. Si la Suède reste une exception avec sa forte appétence pour les sachets de nicotine, les autres pays interrogés — France, Italie, Belgique et Royaume-Uni — confirment la percée de la cigarette électronique comme solution privilégiée dans les stratégies de sevrage.

 

 

Cette orientation vers les alternatives découle majoritairement d’un passé de fumeur : près de 9 utilisateurs de substituts sur 10 étaient auparavant consommateurs de tabac, parfois quotidiens. Et leur motivation est claire : réduire ou arrêter leur consommation. La vape est perçue comme un outil à la fois accessible et moins contraignant socialement que la cigarette classique.

 

 

L’efficacité perçue est un autre signal fort. Qu’il s’agisse de patchs, de gommes ou de cigarettes électroniques, la majorité des utilisateurs déclarent avoir diminué, voire arrêté complètement le tabac grâce à ces produits. Des résultats qui donnent du poids aux politiques de réduction des risques, encore marginales dans plusieurs pays.

 

 

Autre enseignement notable : 41 % des fumeurs exclusifs se disent prêts à utiliser un substitut, dont la vape. Et ils sont une majorité à attendre des pouvoirs publics qu’ils accompagnent cette transition en encourageant explicitement l’usage des substituts. Une demande qui s’inscrit dans une dynamique de santé publique, encore timide en France.

 

 

Enfin, les intentions d’achat en cas d’interdiction révèlent une forme de résistance : si la vape venait à être interdite, une large part des usagers se tourneraient vers l’achat en ligne ou à l’étranger… ou reviendraient au tabac. Un paradoxe qui souligne la nécessité d’un encadrement rationnel, plutôt qu’une logique punitive, pour éviter les effets contre-productifs.

 

Olivier Véran s’engage pour la vape

Lors du 1er Forum francophone sur la nicotine et la réduction des risques tabagiques organisé par Nicotine World, Olivier Véran et Philippe Couillard ont échangé sur le rôle de la nicotine, de la vape et des politiques de santé publique. La table ronde, animée par Capucine Graby, a mis en lumière les enjeux de la réduction des risques liés au tabac.

Une parole libérée sur la dépendance

Dès l’ouverture, Olivier Véran a donné le ton en livrant un témoignage personnel : celui d’un ancien fumeur ayant trouvé dans la vape un moyen efficace de sortir du tabac. Il raconte avoir fumé précocement, dès l’adolescence, puis pendant ses années d’internat et de début de carrière. Ce n’est qu’au moment de devenir père qu’il décide de changer. Il se tourne alors vers la cigarette électronique : « Je ne fume plus depuis dix ans, je fais du sport, je me sens en bonne santé. Je suis encore dépendant à la nicotine, mais je ne suis plus en danger. »

Ce récit, à la fois personnel et politique, a résonné avec l’approche défendue par Philippe Couillard, pour qui la réduction des risques doit occuper une place centrale dans les stratégies de santé publique. « La dépendance à la nicotine existe, c’est vrai. Mais ce n’est pas elle qui tue. Ce qui tue, c’est la combustion du tabac. Il faut faire passer ce message sans culpabiliser. »

Le poids des représentations : tabac, nicotine et confusion

Un constat partagé par les deux intervenants : la confusion entre tabac et nicotine demeure très répandue. L’ancien ministre français à la santé souligne qu’une grande partie de la population pense encore que c’est la nicotine qui cause les cancers et les maladies cardiovasculaires, alors que le danger principal réside dans la fumée de combustion et les produits toxiques qu’elle contient. Cette confusion, selon lui, freine l’adhésion aux outils de réduction des risques comme la cigarette électronique, les sachets de nicotine ou même les substituts classiques.

« Il faut distinguer les produits à combustion, très nocifs, des produits contenant de la nicotine sans combustion. C’est un enjeu de santé publique majeur. » Le Québec, rappelle l’ancien Premier ministre québécois, a mis en place plusieurs campagnes pour mieux expliquer ces différences, mais il reconnaît que la pédagogie reste complexe. « La peur de la nicotine est tenace, et les professionnels de santé eux-mêmes ne sont pas toujours à l’aise avec le sujet. »

 

 

La jeunesse au cœur des préoccupations

La question des jeunes a rapidement émergé dans la discussion. Tous deux s’accordent sur la nécessité de prévenir l’entrée dans la dépendance nicotinique, sans pour autant diaboliser. « Il faut parler aux jeunes sans être moralisateur. Ils n’écoutent pas les discours de peur. Ils écoutent leurs pairs », estime Philippe Couillard. Il cite l’exemple de programmes québécois reposant sur des campagnes animées par des jeunes eux-mêmes, bien plus efficaces que les injonctions descendantes.

Olivier Véran partage cette analyse et propose une piste concrète : intégrer une éducation à la santé et à la biologie des addictions dans les programmes scolaires, pour que les adolescents comprennent les mécanismes de la dépendance avant même d’être confrontés à la tentation.

Vape et alternatives : des outils encore mal reconnus

Sur la cigarette électronique, les deux anciens ministres adoptent une position clairement favorable, s’appuyant sur les données disponibles. Ils citent notamment la revue Cochrane de 2023, qui conclut que la vape nicotinée est plus efficace pour arrêter de fumer que les substituts nicotiniques traditionnels.

Olivier Véran regrette que la France reste timide sur le sujet, là où des pays comme le Royaume-Uni ou la Suède intègrent la vape dans leur stratégie nationale de lutte contre le tabac. « On devrait avoir en France un plan de réduction des risques digne de ce nom, qui reconnaît officiellement la cigarette électronique comme un outil de sevrage. »

Philippe Couillard abonde : « Ce n’est pas une panacée, mais c’est une voie, et elle doit être encadrée intelligemment. On ne peut pas fermer la porte à ce qui fonctionne. »

 

 

Fiscalité : un levier à manier avec cohérence

La fiscalité a aussi été abordée. Les deux intervenants rejettent l’idée d’une taxation équivalente entre tabac et vape, aujourd’hui envisagée dans plusieurs pays. Olivier Véran rappelle qu’il a lui-même mis en place une taxe proportionnelle à la teneur en sucre dans les boissons sucrées, estimant que la fiscalité doit refléter le niveau de risque pour la santé.

Appliquer la même taxe à des produits infiniment moins nocifs serait, selon lui, « un contresens total », envoyant le message que tous les produits nicotinés se valent – ce qui est faux. Philippe Couillard partage cette position : « C’est un signal désastreux, qui décourage les fumeurs de changer. On ne peut pas pénaliser la transition. »

Appel à une nouvelle approche politique

En conclusion, les deux anciens ministres ont appelé à un changement de paradigme dans les politiques de santé liées à la nicotine. Plutôt que de viser un impossible risque zéro, ils défendent une approche pragmatique : réduire les risques, sauver des vies.

Le médecin français propose plusieurs pistes concrètes pour la France :

– mettre à jour la formation des professionnels de santé sur les produits de réduction des risques,

– reconnaître officiellement la vape et les sachets comme des aides au sevrage,

– soutenir la recherche indépendante sur ces produits,

– et accompagner les fumeurs avec des messages clairs et non stigmatisants.

Philippe Couillard conclut par un appel au réalisme : « Il faut sortir du dogme et agir. Tant que des millions de personnes meurent chaque année du tabac, nous avons l’obligation morale de faire mieux. »

Olivier Véran :
« Quand j’ai demandé, à l’époque, ce qui empêchait la France de reconnaître officiellement la vape comme outil de sevrage, on m’a répondu qu’il n’y avait pas encore assez d’études cliniques. Mais je crois qu’on est aussi très marqués, en France, par des crises sanitaires passées qui ont fragilisé la confiance dans le système de santé. Cela alimente une culture du principe de précaution particulièrement forte. Je ne critique pas cette prudence, elle a ses raisons. Mais, à mesure que les données s’accumulent et que l’on observe les résultats dans d’autres pays, on peut raisonnablement se dire qu’il est temps d’avancer. »

La Fédération ADDICTION met en garde contre un encadrement excessif

La Fédération ADDICTION, regroupant des professionnels de l’addictologie, exprime ses préoccupations concernant un encadrement excessif gouvernemental visant à renforcer la réglementation de la cigarette électronique. Elle souligne que certaines mesures envisagées pourraient compromettre l’efficacité de la vape en tant qu’outil de réduction des risques liés au tabagisme.

Un outil reconnu dans la lutte contre le tabagisme

La cigarette électronique s’est imposée comme une alternative pour les fumeurs souhaitant réduire ou arrêter leur consommation de tabac. Des études, telles que la revue systématique Cochrane de 2023, indiquent que la vape nicotinée est plus efficace que les traitements de substitution traditionnels pour maintenir l’abstinence au-delà de six mois. Contrairement aux idées reçues, c’est la combustion du tabac, et non la nicotine, qui est principalement responsable des maladies associées au tabagisme.

Risques d’un encadrement trop strict

La Fédération Addiction alerte sur les conséquences potentielles de certaines mesures, telles que la réduction du taux maximal de nicotine dans les e-liquides et l’interdiction de certains arômes. Elle estime que ces restrictions pourraient rendre la vape moins attractive et efficace, notamment pour les fumeurs fortement dépendants, les incitant à retourner vers le tabac. De plus, les arômes jouent un rôle clé dans le sevrage tabagique en aidant les utilisateurs à se détacher de l’identité du tabac.

 

 

Importance d’une application rigoureuse du cadre existant

Actuellement, la vente de produits de vape est interdite aux mineurs, la publicité est restreinte, et la concentration en nicotine est plafonnée. La Fédération souligne la nécessité de renforcer l’application de ces réglementations existantes plutôt que d’introduire de nouvelles restrictions qui pourraient avoir des effets contre-productifs.

Vers une approche équilibrée de la politique de santé publique

La Fédération Addiction plaide pour une politique de santé publique équilibrée, reconnaissant la vape comme un outil complémentaire aux autres méthodes de sevrage tabagique. Elle insiste sur l’importance de baser les décisions politiques sur des données scientifiques solides afin de ne pas compromettre les progrès réalisés dans la lutte contre le tabagisme.

« La Fédération Addiction rappelle que les approches de réduction des risques, les traitements de substitution et les campagnes de prévention ne sont pas concurrentes : elles sont complémentaires. Cette diversité doit être reconnue et renforcée pour garantir des parcours adaptés aux besoins de chacun.  C’est dans cette logique que s’inscrit le Programme national de lutte contre le tabagisme (PNLT), qui a permis des avancées majeures.

Mais cette dynamique positive ne saurait être affaiblie par des décisions qui, sous couvert de bonnes intentions, pourraient réduire l’accès à des solutions efficaces et renvoyer les plus vulnérabilisés vers le tabac. »

Partenariat signé entre The Phenix Lab et Le Petit Vapoteur !

5 questions à Pascal Bonnadier, fondateur de The PheniX Lab, sur son partenariat avec Le Petit Vapoteur

Pourquoi avoir choisi Le Petit Vapoteur comme distributeur, toi qui privilégiais les Vape shops ?

« Il ne me semble pas contradictoire de choisir un partenaire historique pour ma distribution. Cela ne m’empêche pas de privilégier les Vape shops dans mon idéal, bien au contraire. Néanmoins, force est de constater après 8 mois d’approches et de promotion vers les Vape shops, que le marché a bien changé et donc un partenaire comme Le Petit Vapoteur est incontournable pour donner la plus large visibilité à une nouvelle marque dans ce marché. »

Tu défends une approche artisanale et premium. Cette collaboration ne risque-t-elle pas de banaliser ton image ?

« Là non plus, je ne pense pas que cette collaboration peut banaliser mon image. Actuellement cette image est en pleine construction et je ne pense pas que c’est la distribution qui donnera cette image. Pour moi, c’est la typicité des produits, la largeur de gamme, les goûts et leur approche qui détermineront l’image. La qualité des produits et la complexité des recettes positionnent The PheniX Lab comme Premium, pas leur prix ou leur distribution. »

 

Pascal Bonnadier, fondateur de The PheniX Lab

 

Quels avantages concrets attends-tu de ce partenariat, au-delà des volumes de vente ?

« Les avantages de ce partenariat sont divers. Mais, à mes yeux, le plus important est de pouvoir m’appuyer sur un partenaire sérieux, que je connais de longue date et avec lequel je travaille en confiance, afin de m’éviter d’avoir à faire ce que je ne veux plus faire dans cette nouvelle aventure : le démarchage commercial. Ce n’est absolument pas péjoratif à mes yeux, c’est même très important. Mais je souhaite me concentrer sur ce qui me fait vibrer : créer et rencontrer les gens, chercher des nouvelles saveurs, explorer avec les aromaticiens des pistes différentes, ça c’est important pour moi. Bien évidemment avec Le Petit Vapoteur, nous avons immédiatement une visibilité pour la marque au plus grand nombre car c’est difficile dans ce marché saturé de dire qu’on existe. Les volumes ne sont pas une priorité absolue dans notre partenariat justement et c’est en cela qu’il est intéressant et qu’il s’inscrit dans la durée. J’ai noté aussi lors de Vapexpo que beaucoup de Vape shops n’aiment plus trop travailler avec de nombreux fournisseurs et je sais que certains attendent que notre marque soit disponible chez des distributeurs avec lesquels ils travaillent déjà. »

 

Cette alliance change-t-elle ta manière de concevoir tes produits ou ton discours ?

« Absolument pas. Pourquoi cela serait-il le cas d’ailleurs ? Le Petit Vapoteur ne m’a pas demandé de changer quoi que ce soit. Au contraire, ils ont apprécié mon positionnement et le fait que j’ai une patte bien à moi qui apporte réellement quelque chose à cet environnement saturé de propositions très similaires. Mon discours n’a pas non plus à changer, il est cohérent : faire les produits qui me parlent, me ressemblent sans tenir compte plus que ça des modes. Rien ne change. »

Ce partenariat signe-t-il un tournant stratégique pour The Phenix Lab ? Doit-on s’attendre à des nouveautés ?

« Non, c’est la suite logique du lancement de la marque. Pour les nouveautés, cela fait partie de la vie d’une marque comme The PheniX Lab. En revanche, je n’envisage pas d’avoir pléthore de recettes juste afin de dire que je lance des nouveautés. Je vais garder sur ce point un cap très simple : ne proposer que des produits dont je suis fier et qui, à mon avis, apporteront une note nouvelle, une approche particulière d’une saveur, voire des approches différentes ou étonnantes. »

Une longue interview de pascal Bonnadier sera publiée dans le prochain e-Cig mag de juin. Nous reviendrons sur son parcours, sa prise de distance avec le marché et sa nouvelle marque.