L’Ukraine interdit les e-liquides aromatisés

Le Parlement ukrainien a voté de nouvelles mesures antivape, entrées en vigueur le 31 juillet 2021. Interdiction de la vente d’e-liquides aromatisés, de l’utilisation d’e-cigarettes dans les lieux publics, de sa promotion… Pour justifier ces décisions, les parlementaires brandissent un rapport de l’OMS qui évoque « l’effet passerelle ».

L’Ukraine interdit les e-liquides aromatisés

Depuis le 31 juillet, l’Ukraine a rejoint la liste des pays qui s’opposent farouchement à l’e-cigarette. Au cours du mois de juin, les parlementaires avaient voté une série de mesures antivape  ; elles sont désormais entrées en vigueur. Interdiction du vapotage dans tous les lieux publics, de la vente d’e-liquides contenant d’autres arômes que les saveurs tabac, de la publicité de tout produit lié à la vape… 

Des décisions radicales et lourdes de conséquences, tant pour les professionnels ukrainiens du secteur que pour les consommateurs, privés de choix face à « l’outil de sevrage tabagique le plus efficace ». Mais des mesures qui préfigurent aussi celles d’autres pays européens, comme les Pays-Bas ou l’Allemagne

L’Ukraine s’aligne sur la politique de l’OMS

Les parlementaires ukrainiens justifient leur choix en évoquant un récent rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Fidèle à sa position antivape, celle-ci indique que « l’e-cigarette constitue une porte d’entrée vers le tabagisme et qu’elle est aussi nocive que les cigarettes traditionnelles ». Les législateurs ukrainiens mettent également en avant la lutte contre le vapotage auprès des mineurs.

Autant d’arguments déjà avancés par les associations antivape, et maintes fois démontés par des études scientifiques. « L’OMS a une position anti-vapotage de longue date et cette dernière attaque contre un secteur qui sauve littéralement des millions de vies dans le monde va à l’encontre des preuves scientifiques, du bon sens et de la réduction des méfaits », déclare John Dunne, le président de l’UKVIA, la fédération anglaise des professionnels de la vape.

Selon Tobacco Atlas, l’Ukraine est pourtant fortement touchée par le tabagisme. En 2015, 40,6 % des adultes fument quotidiennement, ainsi que 4,6 % des enfants de 10 à 14 ans. Des chiffres préoccupants, qui ne devraient pas évoluer dans le bon sens avec de telles mesures.

Dans son rapport du 27 juillet dernier sur la consommation de tabac dans le monde, l’OMS s’est félicitée de la position ukrainienne et de son travail parlementaire.