Le couperet ne tombera pas
Après des semaines de tensions, le gouvernement a finalement retiré l’article 23 du Projet de loi de finances (PLF) 2026, un dispositif qui menaçait de bouleverser en profondeur l’écosystème de la vape indépendante.
La décision, actée dans la version du texte adoptée via le 49.3, met un terme – provisoire – à un bras de fer qui aura mobilisé professionnels, associations et usagers.
Un article explosif qui faisait trembler la filière
Pour rappel, l’article 23 prévoyait une refonte radicale du cadre fiscal et commercial du vapotage.
Parmi les mesures envisagées, il y avait la taxation des eliquides via des droits d’accise, une interdiction de la vente en ligne, un agrément obligatoire pour les boutiques, et la mise sous tutelle douanière du secteur.
Pour les acteurs indépendants, ces dispositions auraient fragilisé des centaines de PME, renchéri l’accès aux produits de sevrage et ouvert la voie à une concentration du marché au profit des industriels du tabac.
La FIVAPE n’a pas tardé à saluer un « retrait salutaire » et une victoire pour la réduction des risques.
Un retrait obtenu sous pression
Pourtant, si l’exécutif a renoncé à l’article 23, ce n’est pas par hasard.
Le texte faisait l’objet d’une contestation croissante, nourrie par une mobilisation intense de la filière, des alertes d’experts en santé publique, des amendements parlementaires visant explicitement sa suppression, et évidemment la crainte d’un vote défavorable dans un contexte budgétaire déjà tendu.
En publiant un PLF expurgé de l’article controversé, le gouvernement a choisi l’apaisement.
Article 23 : le gouvernement recule, la vape indépendante souffle enfin
Le retrait de l’article 23 du PLF 2026 offre un répit inespéré à la vape indépendante. Après des semaines de tensions, la filière souffle enfin, mais le futur reste encore incertain.
Un soulagement immédiat pour les professionnels, qui redoutaient un choc économique et sanitaire.
Un enjeu de santé publique autant qu’économique
Au-delà des considérations fiscales, la question touche directement à la politique de lutte contre le tabagisme.
Les défenseurs de la vape rappellent que toute hausse de prix ou restriction d’accès pénaliserait d’abord les fumeurs les plus modestes, ceux pour qui la vape constitue souvent la seule alternative viable au tabac combustible.
Le retrait de l’article 23 préserve donc, pour l’instant, un outil de réduction des risques reconnu et accessible.
Une victoire, mais pas la fin du match
La filière reste cependant prudente car rien n’exclut que des mesures similaires réapparaissent sous une autre forme.
Les professionnels appellent à maintenir la vigilance et à engager un dialogue durable avec les pouvoirs publics pour éviter de nouveaux « contresens sanitaires » et surtout la mise en place de mesures issus de la concertation avec les différents acteurs du marché.
Un répit qui doit ouvrir la voie à une clarification
Si l’abandon de l’article 23 marque une étape importante, il ne règle pas tout.
En effet pour continuer d’exister le secteur attends désormais un cadre réglementaire stable et lisible capable d’établir une distinction claire entre vapotage et tabac combustible.
Celui-ci devra mettre en place une politique cohérente avec les objectifs de santé publique et une protection réelle des petites entreprises innovantes.
La mobilisation a donc payé, mais la bataille pour une régulation équilibrée ne fait visiblement que commencer.



