Une ex-ministre de la Santé du Canada rejoint Juul

Rona Ambrose, ancienne ministre de la Santé du Canada de 2013 à 2015, a rejoint le conseil d’administration de Juul. Alors qu’elle était en poste, elle avait pourtant affiché des positions très hostiles à l’égard de la vape et contribué au durcissement de la législation.

Une ex-ministre de la Santé du Canada rejoint Juul

Dans un e-mail adressé le 15 mai dernier à l’ensemble des employés de son groupe, le PDG de Juul Kevin Crosthwaite a annoncé l’entrée au conseil d’administration de Rona Ambrose. Ministre de la Santé du Canada de juillet 2013 à novembre 2015, cette responsable du Parti conservateur va aider l’entreprise « à gagner la confiance de [ses] actionnaires », selon le communiqué de Kevin Crosthwaite. Comprenez : pour le leader de la vape outre-Atlantique, c’est une belle prise politique qui pourrait considérablement redorer son blason.

Un revirement après une grande hostilité à l’égard de la vape

Kevin Crosthwaite ajoute que, durant sa mandature en tant que ministre de la Santé, Rona Ambrose a « contribué à introduire une réglementation visant à lutter efficacement contre la commercialisation des e-liquides aromatisés susceptibles de plaire aux jeunes ». La leçon a bien été apprise. « Le tabagisme reste la principale cause de décès évitable dans le monde, indique Rona Ambrose dans son propre communiqué, il est primordial de soutenir les efforts participant à la réduction des risques pour les fumeurs adultes. »

En réalité, Rona Ambrose avait mené une politique franchement hostile à la vape alors qu’elle était ministre de la Santé. En 2014, elle déclarait : « En l’absence de preuves scientifiques démontrant leur innocuité, nous encourageons les Canadiens à ne pas utiliser de cigarettes électroniques ». Tout en ajoutant, à la même époque : « nous avons entendu que les e-cigarettes pourraient être une porte d’entrée vers le tabac pour les adolescents. »

En parallèle, la ministre de la Santé actuelle du Canada, Patty Hajdu, a annoncé une nouvelle série de mesures visant à encadrer l’utilisation et la promotion de la vape. En particulier, il s’agirait de renforcer la législation concernant les mentions obligatoires sur les packagings et la teneur en nicotine.