Aux États-Unis, la résistance s’organise. Alors qu’un rapport du CDC faisait mention, le 27 septembre dernier, de 805 cas de maladies pulmonaires et de douze décès, l’industrie de la vape se met en ordre de marche. Et pour défendre la cigarette électronique, et les liquides aromatisés, elle s’est choisi une date. Le lundi 7 octobre sera ainsi organisée la première Journée nationale de sauvegarde de la vape.
Deux associations américaines appellent aux dons pour sauver la vape
« Le lundi 7 octobre, nous demandons aux magasins de vapotage, aux boutiques en ligne, aux distributeurs, aux fabricants et autres entités qui souhaitent voir la vape survivre de donner une partie, ou la totalité, de leurs profits du jour à l’American Vaping Association (AVA) et à la Consumer Advocates fort Smoke-Free Alternatives Association (CASAA) », précise le site de cet événement.
Mais les professionnels ne sont pas les seuls sollicités. Cet appel s’adresse également à tous les utilisateurs de cigarettes électroniques : « De plus, nous demandons aux vapoteurs des États-Unis d’aider les petites entreprises de vape américaines le 7 octobre en achetant des produits aux pros qui participent à la Journée nationale de sauvegarde de la vape. »
« Tout ceci est basé sur la désinformation et le mensonge »
Pour info, l’AVA comme la CASAA sont des organismes à but non lucratif. Elles ont pour but de promouvoir la cigarette électronique pour aider les fumeurs à arrêter le tabac. À la différence de la Vapor Technology Association (VTA), un regroupement de professionnels qui vit sur les cotisations, toutes deux fonctionnent exclusivement grâce à des dons, de professionnels ou de particuliers.
La CASAA est dirigée par Alex Clark ; quant à l’AVA, elle est présidée par Gregory Conley. Ces derniers mois, les deux hommes n’ont pas ménagé leurs efforts pour rassurer les consommateurs et rétablir la vérité dans un contexte très hostile à la vape. « Les autorités œuvrent pour fermer des entreprises de vape. Or tout ceci est basé sur la désinformation et le mensonge, regrette Alex Clark. Non seulement concernant les produits mais aussi ceux qui les fabriquent et ceux qui les consomment. […] Ce sont des propos dangereux car cela incite les gens à revenir vers le tabac. »