Alors que l’interdiction de la vente en ligne des produits du vapotage revient régulièrement dans le débat, la FIVAPE et les acteurs indépendants dégainent leur réponse : un contrôle d’identité robuste pour écarter les mineurs, sans sacrifier un canal qui pèse près de 30 % du marché.
Face aux partisans d’une interdiction pure et simple du e-commerce au nom de la protection des mineurs, les professionnels indépendants de l’industrie du vapotage démontrent qu’une autre voie existe.
Leader français et européen de la vente en ligne, Le Petit Vapoteur déploie depuis le printemps 2026 un contrôle systématique de l’âge pour chaque nouveau client. Lors de sa première commande, l’acheteur doit prouver sa majorité via la solution d’identité numérique Yoti, qui combine reconnaissance faciale et vérification d’un document officiel. Seul le statut « majeur » ou « mineur » est transmis au site, garantissant ainsi la protection des données personnelles.
Le dispositif, qui traite plusieurs centaines de vérifications quotidiennes, ne provoque aucun ralentissement notable de l’activité, un signal rassurant pour l’ensemble de la filière.
De son côté, la FIVAPE accompagne le mouvement depuis 2025 :
analyse des solutions disponibles sur le marché, élaboration d’un cahier des charges sectoriel et évaluation de prestataires comme AgeVerif et Yoti. Le syndicat, qui représente les acteurs indépendants détenant 85 % du marché national, propose un cadre de vérification en deux étapes, sans conservation des données.
« Interdire la vente en ligne ne ferait pas disparaître la demande, elle la déplacerait vers des circuits non contrôlés »
, rappelle Jean Moiroud, président de la FIVAPE, qui plaide pour des standards exigeants plutôt que pour la prohibition.
Réguler par le contrôle plutôt que par l’interdiction : le message est lancé.



