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700 pages de science balayées par des titres « chocs ».
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Zéro décès lié à la vape contre 75 000 pour le tabac.
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Kumulus Vape saisit l’ARCOM pour désinformation.
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98 % des vapoteurs sont des fumeurs : un bénéfice confirmé.
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Le 4 février dernier, l’ANSES a publié une synthèse monumentale de plus de 3 000 études. Ce travail de 700 pages confirme enfin ce que les spécialistes savaient déjà. Pourtant, une partie de la presse a préféré diffuser des titres caricaturaux et dangereux. Ce qui devait être une clarification scientifique est devenu un déferlement de sensationnalisme. Entre vérité médicale et « fake news », eCig Mag fait le point pour vous.
Un rapport rigoureux ignoré par les médias
Le rapport ANSES 2025 est l’étude la plus complète jamais réalisée en France. Le professeur Bertrand Dautzenberg la qualifie d’ailleurs de « référence absolue ». En effet, l’agence ne trouve aucun risque « avéré » de cancer lié au vapotage.
Cependant, de nombreux journalistes ont affirmé le contraire en seulement quelques heures. Par conséquent, on peut s’interroger sur leur lecture réelle des 700 pages du document. En réalité, le rapport souligne un bilan clair : zéro décès pour la vape, contre 75 000 morts annuelles pour le tabac. Pourtant, cette comparaison essentielle a disparu de la plupart des articles de presse.
Entre risques « probables » et hypothèses « possibles »
Pour bien comprendre, il faut distinguer les niveaux de preuve. D’abord, l’ANSES note un seul risque « probable ». Il s’agit d’une hausse brève de la tension artérielle, comparable à un excès de café ou à un effort physique.
En revanche, les risques de cancers ou d’AVC ne sont que des hypothèses « possibles ». Ces théories datent d’il y a dix ans et n’ont jamais été confirmées chez l’humain. Malgré cela, certains médias ont transformé ces doutes en certitudes alarmistes. Ainsi, un simple rapport de vigilance est devenu un acte d’accusation injustifié. De plus, cela décourage les fumeurs de passer à une alternative moins nocive.
La filière réagit : Cap sur l’ARCOM
Face à ce qu’il appelle des « titres putassiers », le secteur de la vape s’organise. Par exemple, le groupe Kumulus Vape a publié un communiqué cinglant pour rétablir la vérité.
Le groupe rappelle que l’ANSES n’a identifié aucun nouveau signal sanitaire inquiétant. Par ailleurs, face aux manquements à la déontologie, Kumulus Vape a officiellement saisi l’ARCOM. Cette démarche vise à dénoncer les titres mensongers qui affirment que « la vape provoque le cancer ». En effet, informer ne consiste pas à effrayer, mais à restituer fidèlement les faits scientifiques.
Un enjeu de santé publique faussé
Le paradoxe actuel est cruel pour les professionnels. Alors que le rapport de l’ANSES est rassurant sur le fond, le public finit par douter. Actuellement, 98 % des vapoteurs utilisent la cigarette électronique pour quitter le tabac.
Cependant, la désinformation médiatique pourrait pousser certains usagers à reprendre la cigarette. En résumé, la science avance avec prudence, mais l’information préfère le bruit. La vape n’est pas parfaite, mais elle reste un outil majeur de réduction des risques. Aucune « Une » racoleuse ne pourra changer cette réalité médicale.



